Qui sommes-nous ?

A partir du 1er juillet un seul numéro pour joindre Cohérence 06 73 21 06 66

L’association Réseau Cohérence regroupe principalement en Bretagne plus d’une centaine d’adhérents (associations, syndicats, entreprises, agriculteurs, particuliers). Depuis 1997, Cohérence, c’est à dire le cœur de ce réseau, développe des outils adaptés à la transversalité des problématiques (écologiques, économiques, sociales et solidaires). Ces outils s’appuient sur la démocratie participative et la coopération entre les acteurs de la société civile et les élus des territoires.

L’association Réseau Cohérence a signé la déclaration commune du Collectif pour une transition citoyenne et s’inscrit totalement dans ce mouvement vers un développement solidaire et durable.

transition-citoyenne-header-650x150Le Réseau Cohérence porte une dynamique positive et mobilise les citoyens autour de nouveaux projets de territoires sur des valeurs de développement fait d’humanisme, d’écologie et d’une économie au service d’un mieux-vivre ensemble.

Cet engagement a été récompensé par deux trophées bretons du développement durable, pour l’ Agenda 21 des familles et du citoyen (2011) et pour l’action en faveur de l’élevage de porc sur paille (en 2014).

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Le Réseau Cohérence propose des ateliers sur le climat

En partenariat avec Open Lande Bretagne, Solenne Boiziau animera un atelier Inventons Nos Vies Bas Carbone :

⏰️ Mercredi 8 février _ 18h30 – 21h30
💰 une participation de 8,5€ (boisson comprise)
⚠️ Nombre max : 10 personnes

⚙️ Inventons nos vies bas carbone : un atelier original pour connaître les ordres de grandeur essentiels et imaginer ensemble des actions nécessaires, possibles et désirables pour le climat.

🗼Que signifie concrètement respecter l’accord de Paris ? Nous avons pris l’engagement de maintenir le réchauffement en dessous de +2°C pour réussir à garder une planète habitable. Pour cela nous devons tenir les budgets carbone du GIEC : c’est une véritable course contre la montre et contre les émissions de gaz à effet de serre. C’est cela que signifie “l’urgence climatique”.

🌎 Pour agir efficacement, dans les temps impartis, il faut avoir quelques clés. Cet atelier donne des informations claires et visuelles, objectives et simples pour se projeter dans un futur viable et heureux à la hauteur des enjeux. Basé sur des données scientifiques, il permet des échanges qui lèvent des freins à l’action (fausses bonnes idées, émotions, attentes, représentations…). Avec des animateurs qui incarnent des solutions déjà testées, nous donnerons du sens dans nos vies aux engagements sur le climat. Donnons envie d’agir !

Lien association : https://www.nosviesbascarbone.org/


//Les deux ateliers suivants sont réservés aux membres des structures de la MISE (Maison des Initiatives Solidaires et Ecologiques de Bretagne. Pour plus d’informations : solenne.boiziau@reseau-coherence.org//

> La Fresque du climat (3h) animé par Kevin Gadret  – Mercredi 1er février de 17h à 20h

Vous voulez agir pour le climat mais n’avez pas le temps de devenir climatologue ?
En 3 heures, l’atelier collaboratif « la Fresque du Climat » permet de comprendre l’essentiel des enjeux climatiques pour passer à l’action.

Lien association : https://fresqueduclimat.org/

et

Inventons nos vies bas carbone (3h) animé par Solenne BoiziauMardi 7 février de 17h à 20h

Un atelier original pour connaître les ordres de grandeur essentiels et imaginer ensemble des actions nécessaires, possibles et désirables pour le climat.

Lien association : https://www.nosviesbascarbone.org/

Vous pouvez vous inscrire à l’un ou l’autre atelier, sans nécessairement faire les deux. Chaque atelier à la MISE nécessite une inscription préalable et une participation libre et consciente au-delà de 5 € pour ceux qui le peuvent et qui le souhaitent sur place (frais reversés aux associations respectives Fresque du climat et Inventons Nos Vies Bas Carbone).

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Compte rendu du Forum « Pour des Conventions Citoyennes Locales des transitions écologiques et sociales en Région Bretagne »

Le 3ème Forum régional des Coopérations organisé par le Réseau Cohérence s’est tenu le samedi 3 décembre à Lorient, à l’UBS (au Paquebot). Proposé sur la thématique « Pour des Conventions Citoyennes Locales des transitions écologiques et sociales en Région Bretagne » il a réuni une soixantaine de participant-es et a permis de faire réseau sur le sujet, de donner à voir ce qui existe déjà et de réfléchir ensemble sur une méthodologie pour mettre en place des Conventions Locales.

Après la tenue de l’Assemblée Générale du Réseau Cohérence et un repas partagé convivial, tout le monde s’est retrouvé dans la salle principale pour une plénière participative suivie d’une séquence d’ateliers. Voici un compte-rendu (non exhaustif) des échanges lors de cette demi-journée.

Plénière participative

> Le réseau Cohérence a fait Appel à deux grands témoins pour cette journée de rencontre :

  • Charlotte Marchandise, citoyenne engagée, autrice de « Plus belle la politique »
  • Michel Briand, acteur de réseaux coopératifs en Bretagne.

> Et à plusieurs personnes ayant participé à des Conventions Citoyennes – Locales pour la plupart – afin quelles puissent faire profiter de leur retour d’expérience :

  • Thomas N’Dem et Romain Denis, Citoyens tirés au sort de la Convention Locale à Nantes.
  • William Aucant, citoyen de la Convention Citoyenne pour le climat (nationale)
  • Moussa Hamit Issaka, Membre du comité des initiatives locales à Orvault et membre tiré au sort de la commission citoyenne à Orvault.
  • Karine Besses, membre de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public) et garante de la Convention de Rennes Métropole.
  • Sandrine Vincent, Maire de Chevaigné & Vice Présidente à Rennes Métropole déléguée à la communication et aux relations aux citoyens Rennes).

Plusieurs objectifs animaient cette journée :

  • Faire réseau sur le sujet

Rencontrer et faire se rencontrer des acteurs qui ont vécu des Conventions Citoyennes Locales, qui aimeraient que des Conventions se mettent en place dans leurs territoires, qui souhaitent en mettre en place… Elu-es ou citoyen-nes, militant-es ou non,… Cette journée a permis à une cinquantaine de personnes souhaitant accélérer les transitions et faire vivre la démocratie sur son territoire de se rencontrer et d’échanger autour de cette thématique.

  • Donner à voir pour donner envie

Comprendre quelles sont les grandes problématiques de ce type de processus, quelles réponses y ont été apportées par ces différentes Conventions et comment anticiper ces enjeux pour de prochaines Conventions Citoyennes Locales en Bretagne… Nous avons pu explorer tout cela à partir des retours d’expériences de différentes conventions locales.

  • Réfléchir avec d’autres sur la méthodologie

Le Réseau Cohérence a animé un groupe de travail pendant un an afin de réfléchir à une méthodologie pour mettre en place des Conventions Citoyennes Locales des transitions. Ce 3ème Forum des coopérations a été l’occasion de publier une brochure présentant ce travail, afin d’apporter des éléments de réflexion sur le sujet en Bretagne. Nous avons également lancé un Appel à la mise en place de Conventions Citoyennes Locales des transitions sur la Région Bretagne !

> > > SIGNER L’APPEL < < <

Les Conventions Citoyennes Locales sont un outil qui peut permettre de faire participer un groupe de citoyen-nes à la décision politique. Mais c’est un exercice qui demande une certaine exigence démocratique pour éviter qu’il ne devienne un objet de « faire-valoir » ou qu’il reste un coup d’épée dans l’eau. Voici les quelques enjeux qui ont été discutées lors de la plénière :

Une liste de questions a été élaborée en démarrage de la plénière par l’ensemble des participant-es avec un exercice de type « boule de neige ». Voici les thématiques et questions qui ont été soulevées :

  • Sur les retours d’expériences des intervenant-es :
    • Comment s’est construit la prise de décisions sur les propositions ? Le consensus a-t-il sa place ? (quid des divergences?)
    • Comment avez-vous géré vie privée et participation à la Convention Citoyenne ? (par rapport au travail, aux temps dédiés…) ?
    • Comment avez-vous trouver le temps de vous engager comme citoyen tiré au sort et qu’est-ce que cela vous a apporté ?
    • Comment est-ce que la charte de la Convention de Rennes Métropole a-t-elle été validée par les élu-es ?
  • Concernant les modalités des Conventions Citoyennes Locales :
    • Comment assurer la diversité et la représentativité dans les Conventions Citoyennes Locales ?
    • Quelles modalités pour le choix du thème, la participation, le choix des expert-es et des outils numériques dans les Conventions ?
    • Comment articuler le rôle des citoyen-nes, des expert-es (locaux?), des agent-es territoriaux et des élu-es ?
    • La place des élu-es dans le processus ?
    • Quels sont les éléments indispensables pour que le projet de Convention réussisse ?
  • Concernant l’échelle de la Convention :
    • Quel intérêt d’une échelle locale ou régionale pour une Convention Citoyenne ?
    • Une CCL au niveau d’une commune est-elle réalisable ? Moins facile ?
  • Sur les résultats concrets des Conventions Citoyennes :
    • Comment est abordée et quelle place prend la problématique du logement dans les Conventions Citoyennes ?
    • Quel « lien » ou quel impact des Conventions Citoyennes sur les pouvoirs publics ? (est-ce juste pour se faire plaisir ou y-a-t-il un réel impact ?
    • Comment avoir un propos qui parle au plus grand nombre et embarque le plus de citoyen-nes dans la participation ? (au-delà de la Convention).

Comment permettre la participation de tou-tes (dans et en-dehors du processus) ?

Décréter la participation ne suffit pas, que ce soit dans la Convention elle-même ou pour toucher un maximum de personnes au-delà de la Convention. Cette question a été abordée à plusieurs niveaux :

  • Les conditions d’une participation diverse et élargie doivent être mise en place par la collectivité : à cet égard le tirage au sort est indispensable pour aller chercher celles et ceux qui ne participent jamais aux processus démocratiques habituels qui sont basés sur le volontariat.
  • Au-delà du tirage au sort, il est nécessaire de mettre en place les conditions effectives de la participation. Ainsi Rennes Métropole a par exemple indemnisé les participant-es de 79€ par jour. En plus de levers des freins financiers, d’autres incitatifs peuvent être activés comme la reconnaissances de compétences des individus (faire des liens avec le Compte de Formation Professionnel ou délivré un titre de formation à l’issue de la Convention), prendre en charge les transports et la garderie d’enfants, …. Sur le pays de Vannes on travaille sur un badge pour identifier l’acquisition des compétences obtenus lors des participations à des dispositifs démocratiques proposés par les collectivités. Un autre exemple de participation au niveau de l’Europe existe avec des citoyens accompagnés et formés par des attachés parlementaires.
  • Dans la Commission d’Orvault, Hamit rapporte que les citoyen-nes tiré-es au sort ont eux-mêmes établi les horaires et schémas de fonctionnement de la commission afin qu’ils soient adaptés aux participant-es.
  • Plus largement une réflexion autour de la place dans nos sociétés pour la participation aux processus démocratiques a été abordée : des personnes ne participent pour ne pas sacrifier leurs week-ends, leur vie personnelle dont pour certain-es leur vie de famille, ainsi la tranche des 30-40 ans est la plus dure à mobiliser. La participation devrait être intégrée dans / sur le temps de travail et ne pas être en plus. Certaines personnes ont proposé d’instaurer des journées obligatoires de « mise à disposition citoyenne ». Il serait possible de le faire en s’inspirant des modèles des syndicats de mise à disposition de temps disponible pour les salarié-es ou encore en demandant à l’état de légiférer pour que les employeurs donnent une journée à leurs salariés pour participer à ce type de processus démocratiques. Il serait possible de s’inspirer des jurés d’assises, qui sont rémunérés et pour lesquels c’est obligatoire de participer. Des dispositifs existent et mériteraient d’être étendus pour permettre aux gens de participer aux activités sociales et politiques de la société.
  • La question du numérique : l’utilisation des outils numériques a été soulignée à la fois comme un potentiel levier et comme un potentiel frein à la participation. Pour certaines personnes les outils numériques ne sont pas accessibles, pour diverses raisons et leur rendre accessible ces outils demande trop d’effort d’adaptation des parties. Pour d’autres il a été noté que les échanges en visio permettaient parfois une plus juste répartition de la parole par l’animateu-rice, qui peut plus facilement distribuer la parole (activer et couper les micros des participant-es) et la prise de parole est parfois plus simple pour des personnes qui osent plus facilement s’exprimer derrière un écran plutôt qu’en public / en présentiel.

Quel (bon) échelon/échelle pour une Convention Citoyenne Locale ?

Quelle temporalité, quel échelon (régional, intercommunal, communal…) ? Les participant-es se sont questionnés sur le cadre dans lequel une Convention Citoyenne Locale et les modalités adaptées.

  • Notamment le terme de Convention désigne un processus limité dans le temps, un exercice qui se déroule en général sur plusieurs mois et la pertinence de cette non pérennité a été questionnée. Pourquoi ne pas mettre en place des commissions ou assemblées permanentes comme c’est le cas en ce moment à Poitiers ? Il y a également l’exemple de la Métropole de Rouen qui a mis en place une Convention citoyenne locale qui se réitère tous les deux ans sur un thème précis.

Comment garantir que les propositions des Conventions soient véritablement adoptées ?

  • La confiance entre élu-es, habitant-es, associations se construit… Les conventionnés de Nantes Métropole ont rappelé l’importance de l’honnêteté sur le niveau des engagements par les élu-es dès le début du processus, pour ne pas créer de frustration. Ce temps de démarrage a été plus long que prévu pour la Convention nantaise (rencontre, formations des citoyen-nes) et le temps « institutionnel » est long également, tout cela est à prendre en compte avec de la marge de manœuvre en amont pour ne pas sacrifier le temps de réflexion, de débat et de construction des propositions.
  • Concernant l’engagement des élu-es il est possible de travailler en amont sur une charte ou un contrat comme ça a été le cas pour la Convention d’« Est Ensemble », pour laquelle les élu-es ont signé sur des directions et des objectifs en amont de la Convention. Dans tous les cas ces processus sont dépendants de l’intention politique du départ et de son authenticité.
  • L’encadrement de ces types de processus n’existe pas, il y a le code de l’environnement qui permet d’informer et de récolter l’avis des citoyens mais la loi ne reconnaît pas légalement des décisions prises en dehors des institutions, comme l’adoption de mesures par une Convention Citoyenne, c’est toujours le Conseil de la collectivité qui décide au final. Nous sommes revenus avec William Aucant sur l’expérience de la Convention pour le Climat national et la promesse de garder les propositions « sans filtre », qui est devenue un poison au fur et à mesure pour Emmanuel Macron. Les 9 mois de travail ont permis d’aboutir à 149 propositions avec le soutien d’un comité logistique efficace mais malheureusement les propositions n’ont pas été transmises aux député-es, elles ont été remises directement au gouvernement. Ce dernier est sans doute allé plus loin dans les lois mises en place ensuite sur les questions climatiques que s’il n’y avait pas eu de Convention Citoyenne mais la plupart des mesures proposées par les 150 ont été vidées de leur sens et de leur ambition en étant mises dans les textes de lois (quand elles n’ont pas disparues).
  • Il est nécessaire de penser dans le processus même de la Convention le droit de suite et la continuité du travail avec les citoyen-nes. Le retour d’expérience des Conventionnés de Nantes va dans ce sens, les citoyen-nes tiré-es au sort se sont senti-es dépossédé-es de leur travail alors qu’ielles sortaient du processus de co construction, ielles ont remis leur propositions à la Métropole qui leur a donné rendez-vous un an plus tard pour rendre compte des avancées. Les conventionné-es ont alors monté leur propre collectif de suivi de mise en place des mesures.
  • La démocratie est aussi une question de rapport de forces et de place du pouvoir. Il a été rappelé sur les luttes sociales n’ont jamais gagné en demandant « s’il vous plaît ».

Conclusion

La Convention nationale a apporté la crédibilité que des citoyen-nes tiré-es au sort, (in)formé-es des / sur les enjeux sur lesquels on leur demande de travailler sont capables de répondre à des questions complexes et de faire des choix politiques qui vont dans le sens de l’intérêt général (les 150 ont fait des propositions répondant au double enjeu de transition écologique et de justice sociale, qui vont plus loin que ce que les gouvernements ont été capables de mettre en place ces 30 dernières années). La mise en place de Conventions citoyennes locales peut être un outil de co-construction de politiques publiques sur des enjeux du temps long sur les territoires, encore faut-il de la volonté politique authentique pour mettre en place cette co-construction et des moyens permettant une réelle participation. Plusieurs ateliers ont permis de creuser les modalités potentielles de la mise en place de ces Conventions Citoyennes locales en Bretagne :

  1. Le temps de préfiguration / préconfiguration 
  2. La convention elle-même
  3. L’adoption des mesures post-propositions
  4. Le suivi et l’évaluation de la mise en place des propositions
  5. Quelles dynamiques proposer s’il n’y a pas de volonté politique ?
  6. Comment convaincre les collectivités d’y aller ?
  7. Comment construire un réseau en Bretagne pour soutenir la mise en place de Conventions Citoyennes Locales ?

Quelques ressources et références :

Questions et enjeux soulevés par la plénière et les ateliers du 3 décembre :

Favoriser les Conventions Locales sur les transitions en Bretagne

  • Existent-ils des projets de conventions citoyennes en vue des élections locales de 2026, notamment en Bretagne ?
  • Quels réseaux activer en priorité pour mettre en place une convention citoyenne locale ?
  • Comment valoriser les expertises locales, en très bonne connaissance du territoire (universitaires, associatifs, agents, artistes, artisans, entrepreneurs…) ?

S’appuyer sur l’existant

  • Peut-on imaginer un système hybride de gouvernance locale alliant démocratie représentative et démocratie directe/participative via une convention citoyenne locale, permanente, régulièrement renouvelée par tirage au sort, et ayant une vision de long terme non assujettie aux temporalités électorales ?
  • Existe-t-il déjà des conventions citoyennes locales avec pouvoirs co-décisionnaires ?
  • Quelle articulation/fusion possible avec les « conseils de développement » ? (dont on voit aujourd’hui, parfois, les limites potentielles > manque de représentativité, manque de poids décisionnaire, manque d’indépendance…)

Concernant la préfiguration

  • Quelles sont toutes les étapes de la phase clé préfigurative ? (arbres de décisions / cheminement) :
    • groupe de travail initial ? qui impliquer ? combien de personnes ? quid si il n’y a aucun soutien d’élu.e.s ?
    • comment échantillonner pour assurer un tirage au sort bien représentatif de la population locale ?
  • Quelle animation mettre en place pour chaque étape du processus de la préfiguration jusqu’au suivi des mesures concrètes locales ?
  • Comment articuler les rôles des parties prenantes : citoyens (notamment ceux tirés au sort pour la convention), experts (locaux et au-delà), agents territoriaux et élus locaux ? : quel contrat mettre en place entre les parties prenantes ?
    • Quelle qualité de relation / considération entre les parties prenantes ? horizontalité ? attitude coopérative ?
  • Comment définir les « bénéfices » des différents acteurs pour rendre la convention citoyenne « gagnant-gagnante » pour tous ?
  • Comment bien définir l’objet de la convention citoyenne ? partir du « bon constat » ? de la bonne définition des termes ? attention aux mots-valises et aux concepts flous sujets à interprétations personnelles.
  • Clarification du mandat ? consultation, concertation, co-construction, co-décision… ?

Concernant la méthodologie

  • Concernant les citoyens tirés au sort, comment favoriser un maximum la participation :
    • bonne estimation du temps de travail ? bonne planification pour que cela soit « acceptable » ? bonne visibilité de la charge de travail, du calendrier et de l’emploi du temps ?
    • bénévolat ou indemnisation ? (indemnisation juré d’assise 79 € / jour + garde d’enfants)
    • validation des compétences acquises pour les citoyens mobilisés ? « certification citoyenne » ?
    • quelles formations initiales nécessaires des citoyens tirés au sort ? prise de parole ? CNV ? techniques de concertation/consensus…?
    • quelles modalités de réunion ? combinaison présentiel / visio ? attention à l’illectronisme ! besoin d’un médiation intelligente, d’une bonne distribution de la parole.
  • Comment apaiser les relations d’acteurs ? diminuer la défiance public-politique ?
  • Quelle gestion des relations de pouvoir ? des tentatives d’influence ? quelles animations et facilitations à chaque étape ?

Sur les résultats de la Convention

  • Comment tenir informés et embarquer les citoyens non tirés au sort ? rendre disponible les sessions de travail en vidéo ? publier des résumés de session ? prévoir une animation plus large ?
  • Quels garants et garanties mettre en place ? comment mesure l’implication, la sincérité, l’authenticité des « élus » ?
  • Quels engagements sur la reprise des propositions de la convention ? sans filtre ? engagements sur les grandes directions ?
  • Quel système de compte-rendu mettre en place ? et d’évaluation et du suivi (conduits par des personnes indépendantes, formés, outillés dans l’évaluation des politiques publiques…) ?
  • Quel accompagnement pour transposer les propositions en textes législatifs locaux ?
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Signez et partagez l’Appel Citoyen

Signez l’Appel lancé le samedi 3 décembre par le Réseau Cohérence

A l’occasion de son 3ème Forum régional des Coopérations le Réseau Cohérence a lancé un Appel citoyen à soutenir la mise en place de Conventions Locales des transitions en Bretagne avec le soutien de personnalités engagées pour les transitions écologiques, comme Cyril Dion, de militantes sur les questions démocratiques comme Armel Le Coz ou Mathilde Imer et des intervenant·es de ce Forum.

Cyril Dion (écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste) est signataire de l’Appel aux côtés d’autres personnalités, d’élu-es en Bretagne et de citoyen-nes engagé-es.


Depuis 50 ans nous échouons à répondre à l’urgence écologique. La Convention Citoyenne
pour le Climat qui s’est déroulée en France entre octobre 2019 et juin 2020 a prouvé qu’un panel de citoyen·nes tiré·es au sort, représentatif·ves de la diversité de la société française, pouvait être force de propositions sur ces enjeux en allant dans le sens de l’intérêt général.

Depuis, des Conventions Citoyennes locales ont vu le jour sur divers sujets (crise COVID-19, démocratie, climat,…) à différents endroits en France mais il n’y a à ce jour aucune Convention Citoyenne Locale sur les enjeux transversaux de transition écologique en Bretagne. Pourtant cet outil de co-construction permet de légitimer des propositions ambitieuses répondant aux enjeux climatiques et du Vivant, de former des citoyen·nes et de les impliquer directement dans la vie politique.

Cet Appel du 3 décembre 2022 s’adresse à tou·tes. Il a été lancé en présence et avec le soutien de Charlotte Marchandise, Michel Briand, des citoyens tirés au sort de Nantes, William Aucant (citoyen tiré au sort de la Convention Nationale), Karine Besses (membre de la Commission Nationale du Débat Public et garante de la Convention de Rennes Métropole) et des élu-es qui travaillent sur ces enjeux (Sandrine Vincent, vice présidente de Rennes Métropole), etc…

Notre association anime depuis un an un groupe de travail afin de réfléchir sur les méthodologies des Conventions Citoyennes Locales. Ce 3ème Forum des coopérations a été l’occasion pour le Réseau Cohérence de publier une brochure présentant ce travail, afin d’apporter des éléments de réflexion sur le sujet en Bretagne.


Pour accélérer les transitions écologiques nous avons impérativement besoin de mesures
ambitieuses qui soient co-construites et portées par les citoyen·nes dans les territoires et de l’engagement du plus grand nombre.


Pour signer l’Appel : https://agir.greenvoice.fr/p/conventionslocales

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Pour des Conventions Citoyennes Locales des Transitions

Attention le lieu de l’AG et du forum a changé. retrouvons nous à :

Faculté des Lettres

bâtiment Paquebot

4 rue Jean Zay

56100 Lorient

👉 Le samedi 3 décembre retrouvons nous avec le Réseau Cohérence pour échanger et réfléchir aux Conventions Locales comme outil pour accélérer les transitions sur les territoires en Bretagne

✅ Inscription : https://framaforms.org/inscription-pour-des-conventions-citoyennes-locales-des-transitions-1666885226
📍 De 10h00 à 18h00 à l’Université de Bretagne Sud (Faculté des Sciences) à Lorient.

Au programme :

🤝 Des temps de rencontre pour faire réseau sur le sujet
🔎 Des retours d’expériences pour comprendre ce qui se fait déjà
✍️ Des ateliers pour réfléchir ensemble aux conditions de mise en place des Conventions Citoyennes Locales
📣 Un appel à mettre en place des Conventions Citoyennes Locales sur les territoires
📌 Cet événement est à l’occasion de l’Assemblée Générale du Réseau Cohérence qui se tiendra dans la journée
🎉 Clôture de la rencontre par un temps convivial

Programme détaillé


🤝 10h Accueil pour l’Assemblée Générale
📌 10h45-12h Assemblée générale du Réseau Cohérence
🍴12h-13h Repas partagé (auberge espagnole)
🤝 13h Ouverture du Forum et accueil
🔎 13h30-15h Plénière participative
Pour des Conventions Citoyennes Locales en Bretagne : retours d’expériences et perspectives.
Avec la participation de :
👉 Charlotte Marchandise (citoyenne engagée, autrice de « Plus belle la politique » et Michel Briand (acteur de réseaux coopératifs en Bretagne)
👉 Les Citoyen-nes tiré-es au sort de la Convention Locale à Nantes : Thomas N’Dem – Romain Denis
👉 William Aucant, citoyen de la Convention Citoyenne pour le climat (nationale)
👉 Karine Besses, membre de la CNDP (Commission Nationale du Débat Public) et garante de la Convention de Rennes Métropole.
📣 15h-15h30 Lancement de l’Appel Citoyen
✍️ 15h45-17h15 Ateliers
Comment inciter à la mise en place de Conventions Citoyennes Locales des Transitions en Bretagne?
🎉17h15-18h Clôture et apéro convivial

Cette journée est soutenue par la Région Bretagne et la DREAL Bretagne.

N’hésitez pas à partager l’événement Facebook sur les réseaux sociaux !

Pour adhérer au Réseau Cohérence c’est par ici >>>https://www.helloasso.com/associations/reseau-coherence/adhesions/adhesion-coherence-2021

Des questions ? Contact : 06 73 21 06 66 – contact@reseau-coherence.org

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Bascule Argoat, entre tiers-lieu et éco-lieu des transitions écologiques en Centre Ouest Bretagne (56).

A la suite de la deuxième Edition de son Forum des coopérations, le Réseau Cohérence publie en partenariat avec Eco-bretons une série d’articles sur l’engagement. Chaque article présente une initiative inspirante en Bretagne avec un focus sur sa manière d’accompagner l’engagement dans les transitions : comment sortir de l’entre-soi ; comment toucher de nouvelles personnes ou comment se relier à d’autres initiatives et coopérer ? Des enjeux auxquels nous tentons de répondre au travers de ce dossier. Nous continuons notre présentation avec une initiative du Centre Ouest Bretagne, au cœur de Roi Morvan Communauté : le Tiers-lieu Bascule Argoat. Pour comprendre comment ce lieu à la fois d’habitation, d’accueil et d’expérimentation des transitions écologiques et sociales fonctionne et aborde la question de l’engagement, nous avons interviewé Simon Suire, habitant permanent de Bascule Argoat.

Cohérence : « Pour commencer, pourrais-tu nous en dire un peu plus sur Bascule Argoat ? »

Simon : « Bascule Argoat, c’est un collectif d’une petite quinzaine de personnes, de 24 à 41 ans, qui fonctionne en gouvernance partagée et en auto-gestion*. Aujourd’hui nous avons une Raison d’Être posée depuis le début de l’aventure et après deux ans et demi d’existence elle nous paraît trop large et pas assez précise, et nous souhaitons la rafraîchir.

Concrètement Bascule Argoat c’est un grand bâtiment de 800m2 avec un grand jardin de 3500m2 en ruralité, entre Rostrenen et le Faouët. On est plutôt un projet associatif avant d’être un projet d’habitat même si le projet d’habitat est parti intégrante du projet. »

Cohérence : « Comment parvenez-vous à susciter un engagement à travers vos activités ? »

Simon : « Bascule Argoat suscite l’engagement par deux moyens, tout d’abord sur notre lieu à travers l’accueil et l’expérimentation. Nous expérimentons beaucoup de choses qui sont liées aux transitions et nous ouvrons notre collectif. Concernant l’accueil nous avons une semaine d’accueil par mois qui est dédiée à la découverte de la vie en collectif à Bascule Argoat et de nos outils. Des personnes – que nous ne connaissons pas forcément – nous contactent et peuvent venir découvrir comment on vit, fonctionne, travaille, etc… C’est ce qui selon nous permet de planter des graines en inspirant les personnes. Par exemple pour la gouvernance partagée, cela permet de tester nos modes de fonctionnement et des outils d’intelligence collective car nos réunions sont toutes publiques et ouvertes aux visiteurs et visiteuses qui peuvent y assister (mais pas forcément y participer). Sur l’écologie, concernant notre alimentation ou la question de la sobriété énergétique, on montre également ce qu’il est possible de faire avec peu de moyens et des vertus écologiques, voire sociales ou démocratiques. Ça passe par nos projets dans le jardin, nos projets de bricolage ou de rénovation du bâtiment où tout est axé sur le faire soi-même, les low-techs* et l’encapacitation individuelle.

Ensuite, nous essayons d’accompagner et de favoriser les transitions écologiques, sociales et démocratiques sur notre territoire. Ça passe par des projets avec les élu-es locaux, on travaille par exemple en ce moment sur le Schéma de Cohérence Territoriale (ScoT) du Centre Ouest Bretagne. On organise des consultations citoyennes sur ce plan qui est un document stratégique d’organisation de territoire sur 20 ans et la communauté de communes doit validé ce projet. C’est un document long et très complet avec du jargon administratif et juridique et donc on organise des séances où on lit ensemble le document, on explicite les termes compliqués, on apprend nous même en le faisant et on anime ces échanges là. L’enjeu est de comprendre le document afin d’avoir les clefs pour pouvoir y réagir.

On participe également à un groupe d’entraide qui fonctionne bien et qui s’est créé peu de temps après notre installation : le « groupe du dimanche ». Ce groupe réunit des personnes, sur un rayon d’une trentaine de km, qui se retrouvent une fois par mois pour échanger leurs besoins, envies et services sur le territoire. Nous participons à ces rencontres et je m’implique notamment dans le groupe de travail de facilitation de ce groupe afin de le dynamiser.

Nous faisons également de l’accueil et la préparation de stages sur le lieu. Pour le moment nous organisons nous même deux types de stages : de low tech et de permaculture. Ces stages nous permettent de transmettre ce qu’on a appris et qui fonctionne, et pas que chez nous mais ce sont des éléments de notre lieu de vie. Grâce au stage, au-delà de l’inspiration par l’exemple, cela nous permet de passer dans une dynamique de transmission de ce qu’on fait et ce qu’on sait. »

Cohérence : « Qu’est-ce qui selon toi marche le mieux pour toucher plus de monde ? »

Simon : « C’est difficile à dire car on a parfois du mal à mesurer l’impact qu’on a. J’ai l’impression que les stages et les immersions via l’accueil ça marche bien. Pour l’accueil il y a des gens qui viennent nous voir pour découvrir un truc et souvent on fait parti d’un circuit de ces personnes qui visitent d’autres éco-lieux alors qu’un stage les gens viennent rechercher un savoir précis avec souvent la volonté de l’appliquer directement. Le point commun de ces deux choses c’est que l’immersion marche vraiment bien pour faire évoluer les personnes, faire changer de posture car même si ce n’est jamais parfait on fait une démonstration par l’exemple. D’être en situation dans un lieu qui a des low tech, qui fonctionne en gouvernance partagée, ça permet de les voir fonctionner, de voir leurs apports et leur richesse. Et ce n’est vraiment pas la même chose que de voir une conférence, lire un article, regarder une vidéo… Ce qui touche vraiment les gens c’est qu’on propose des choses fonctionnelles. Par exemple manger végétarien tous les jours ça paraît inaccessible pour beaucoup de gens. Quand on voit le poids d’un régime alimentaire carné vis-à-vis d’un régime alimentaire végétarien sur les émissions de CO2 individuel il y a un vrai enjeu à montrer qu’on peut manger bien et sain en étant végétarien. C’est quelque chose auquel on est super attachés et on fait attention à proposer quelque chose qui donne envie. C’est plein de couleurs, avec des produits de saison… On mange beaucoup de choses de notre jardin, c’est super inspirant et ça nous réjouit beaucoup (hier soir 75 % de notre assiette venait de notre jardin). Ça nous fait réaliser que ça vaut vraiment le coup de mettre de l’énergie dans le jardin. Concernant les low tech on a de tout : des trucs qui fonctionnent bien et qu’on utilise, des choses qu’on a plutôt en « vitrine » et d’autres qui ne marchent pas forcément. On met en avant ce qui marche bien : la marmite norvégienne qui permet de cuisiner en consommant beaucoup moins d’énergie ; les panneaux solaires« low tech » qui permettent de chauffer l’eau en diminuant notre consommation d’électricité (système hybride chaudière à bois, solaire en low tech & électrique si besoin en complément). Le troisième truc qui marche bien c’est qu’on a des vélos donc on peut proposer aux gens d’aller faire des balades à vélos, on ne réinvente rien mais donner la possibilité ça encourage les gens à aller vers une forme de mobilité douce. On a un petit atelier vélo avec de quoi les réparer.

Et le fait d’avoir des regards extérieurs ça nous aide à avancer. Ces personnes qui viennent nous disent ce qui marche mieux ailleurs quand on propose quelque chose qui ne marche pas très bien (ça nous arrive aussi!). »

Cohérence : « L’accueil est donc au centre du projet Bascule Argoat, comment est-ce que ça fonctionne pour bien accueillir aussi souvent ? »

Simon : « C’est Ce qui facilite l’accueil chez nous c’est notre système de « boussolage » : les visiteur-euses qui viennent à la maison notamment pour les semaines de découverte, on les appelle les «explorateur.ices». Et un-e bon-ne explorateur.ices se doit d’avoir une bonne boussole. Donc chaque personne qui arrive a une « boussole », c’est une personne qui va lui donner le meilleur cap en fonction de son intention. Il y a une première prise de contact au téléphone ou par mail, en amont de la venue, afin de se présenter et de comprendre au mieux l’intention de la personne pour sa venue afin de mieux la guider dans son séjour. Ensuite quand la personne est sur place, sa boussole est son point de contact privilégié vis à vis du groupe (même si les personnes du reste du groupe peuvent être sollicités bien évidemment). La boussole est référente pour certains sujets en particulier, par exemple, si la personne veut étendre son séjour (c’est sa boussole qui va amener la demande au groupe). Pour faciliter les accueils on a aussi des phases ou temps qu’on appelle d’« inclusion » et de « déclusion ». Donc côté inclusion c’est le moment où la boussole explique comment fonctionne la maison, qui y vit, ce qu’il va se passer pendant le séjour. Et pour le temps de déclusion c’est un temps de bilan avec la boussole pour savoir si la personne a nourri ses intentions, ce que la personne a apprécié ou moins bien vécu puis dans ce temps il y a a aussi une discussion autour de la participation consciente. C’est un modèle économique où on rend visible nos charges, nos besoins, nos investissements éventuels par rapport à ce qu’il se passe (combien coûtent le chauffage, la nourriture, les temps d’accueil…). En face de cette présentation les personnes peuvent contribuer de plusieurs manières (en compétences, en partage, temps, argent, etc…). On a mis un espace pour reconnaître la participation non financière des personnes. On a aussi une culture d’affichage pour fluidifier l’accès à l’information pour les personnes en visite : il y a plusieurs endroits où il y a les informations qui sont un peu partout dans la maison. Par exemple en cuisine des éléments pour guider les personnes (ce n’est pas forcément évident de cuisiner pour beaucoup quand on a pas l’habitude), notre raison d’être et intention de lieu sont affichées dans le couloir, il y a le tableau des participations conscientes, les agendas de la semaine et du mois, les différents lieux autour et où sortir, les marchés, les distances à vélos avec les lieux autour et le tableau d’autogestion des tâches (qui permet d’auto-organiser la vie quotidienne avec les tâches telles que la cuisine, ménage, poules…) où les personnes s’inscrivent à leur convenance. »

Cohérence : «Comment est-ce que vous vous connectez à d’autres lieux engagés ? »

Simon : « Bascule Argoat fait parti de l’archipel de la Bascule qui est notre communauté associative, c’est un modèle d’organisation inspiré des écrits d’Edouard Glissant.*** Bascule Argoat est une île dans un archipel de 5 îles de la Bascule. Nous avons une vision commune, cette orientation autour des transitions et de faire bouger les choses en ce sens mais avec des modes d’action différents. Il y a une île du côté de Rennes qui est plus dans une expérimentation de modèle économique et d’entreprenariat alternatif. En Bourgogne il y a un lieu beaucoup plus tourné vers l’accueil, avec beaucoup plus d’espace pour cela. Il y a une autre île itinérante qui fait de la formation sous forme d’éducation populaire. Et l’un des éléments sur lesquels Bascule Argoat participe activement c’est la recherche de nouveaux lieux. Je pense que ce qui marche le mieux c’est de créer des îles, des ports, des points de contact, des lieux de rencontre et d’expérimentation. Je peux pas donner d’exemple très précis mais on a pas mal de pistes de lieux qui pourraient accueillir d’autres îles plus tard. On est également en contact avec d’autres collectifs pour éventuellement former des regroupements mais aussi avec des Mairies, avec des privés. Des personnes ou des groupes qui cherchent des accompagnements pour créer des collectifs, qui cherchent l’inspiration ou des outils et donc on essaye d’alimenter ces dynamiques de lieux (tiers-lieux, éco-lieux…) car on croit beaucoup dans la force de ces lieux comme points de repères, les îles pour trouver des ressources,… Le fonctionnement de l’archipel se fait par un comité avec des représentant-es de chaque île qui se réunit une fois par mois. Cette réunion est la plupart du temps en format « cockpit », pour garder le lien avec un état d’avancement des différents projets. Pour le moment notre objectif commun est de resserrer les liens entre les projets qui sont éloignés géographiquement. On a mis en place une rencontre tous les 3 mois entre les différents projets pour se retrouver, qu’on appelle « les 4 saisons de la Bascule ». Et on essaye d’alterner les lieux, quand on se retrouve c’est festif, se rencontrer, se retrouver… et c’est aussi des ateliers sur comment trouver d’autres lieux, comment dépasser le cercle des convaincus, comment avancer ensemble, homogénéiser nos pratiques… ou des ateliers du sensible et corporel pour se connecter autrement à l’autre. »

* Vous pouvez trouver plus d’informations sur leurs définitions de ces termes par ici.

** La Low-Tech est l’ensemble des technologies qui ont pour caractéristiques leur simplicité de mise en œuvre, leur accessibilité (aussi bien technique que matérielle ou financière), leur réparabilité et leur durabilité.

*** https://la-bascule.org/larchipel

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Formations gratuites « Accompagner les citoyens dans les transitions – Méthodes et outils » en novembre 2022 à Laillé et sur Roche aux Fées communauté

Comment encourager et inciter tout un chacun à modifier ses pratiques et ses comportements pour répondre aux enjeux de la transition écologique et solidaire ? En complément d’un cheminement individuel, il apparaît clairement que les démarches d’accompagnement collectives permettent d’initier et d’accélérer l’engagement des citoyens dans les transitions.

Le réseau Cohérence s’est engagé depuis 2010 dans une démarche visant à décliner une démarche globale de transition à l’échelle d’un citoyen ou d’un foyer en créant un outil, nommé « Notre Agenda des transitions ». Au vu des résultats positifs de cette démarche et souhaitant lui donner un essor plus important, le réseau Cohérence, en partenariat avec la commune de Laillé et Roche aux Fées Communauté, proposent de former de nouveaux accompagnateurs de citoyens dans la transition.

Le contenu pédagogique de cette formation qui se déroule sur 4 séances est basé sur les enseignements tirés de l’expérimentation conduite sur 18 mois auprès des foyers finistériens et du travail avec des universitaires sur la psychologie du changement ainsi que de formations ADEME sur l’accompagnement du changement. Sont concernés par la formation tous citoyens souhaitant animer un groupe impliquant des citoyens/foyers autour du développement durable et sur un territoire délimité (quartier, commune, intercommunalité). La formation s’adresse également aux responsables et salariés souhaitant accueillir au sein de leur structure (collectivité, entreprise, …) une dynamique interne de ce type.

INSCRIPTION OBLIGATOIRE – GRATUIT

En cas d’indisponibilité, n’hésitez pas à nous faire part de votre intérêt pour cette formation.

LAILLÉ

Les soirées se dérouleront les jeudis 17, 24 novembre et 1, 8 Décembre 2022 de 19h30 à 22h. Possibilité de manger ensemble sur place dés 19h.

Une formation en version « raccourcie » aura lieu également sur une journée le jeudi 1er décembre.

Plus d’infos : contact@reseau-coherence.org – 06 73 21 06 66

Inscription : viecitoyenne@laille.fr – 02 99 42 37 70

JANZÉ (ROCHE AUX FÉES)

Les soirées se dérouleront les mardis 8, 15, 22 et 29 novembre de 19h30 à 22h. Possibilité de manger ensemble sur place dès 19h.

Cette formation sera animée en partenariat avec Mélanie CHAUVIN (Formation, facilitation, animation ; Transition énergétique, écologique et humaine)

Plus d’infos : contact@reseau-coherence.org – 06 73 21 06 66

Pour vous inscrire : https://framaforms.org/formation-initier-et-accompagner-lenvie-de-sengager-dans-la-transition-1656669015

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Embarquez le 15 octobre pour Lorient Express des transitions !

Le Réseau Cohérence est partenaire et membre actif du collectif Lorient Express qui soutient à travers un événement le samedi 15 octobre 2022 à l’UBS de Lorient une trentaine de projets du territoire pour les transitions solidaires et écologiques.

INSCRIPTION

(/ ! \ Nous recherchons également des bénévoles : rejoindre l’équipe ici)


Rendez-vous le 15 octobre à Lorient pour une journée d’inspiration, d’échanges et de partages d’expériences autour de plusieurs temps de rencontre : 
  VILLAGE D’INITIATIVES – ATELIERS – TABLE RONDE – BUVETTE

Découvrez le programme

INFORMATIONS PRATIQUES
🗓 Rendez-vous le 15 octobre à partir de 10h00 📍 Université Bretagne Sud (Faculté des Sciences, 2 Rue le Coat Saint-Haouen, 56321 Lorient)  Partagez l’évènement sur Facebooket Linkedin ! ✉️ Pour plus d’informations, contactez Chloé HENANFF du Collectif Lorient Expr’ESS par email à accompagnement@tag56.bzh. 
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A Gâvres (56), Maison Glaz, havre de transition écologique et citoyen

A la suite de la deuxième Edition de son Forum des coopérations, le Réseau Cohérence publie en partenariat avec Eco-bretons une série d’articles sur l’engagement. Chaque article présente une initiative inspirante en Bretagne avec un focus sur sa manière d’accompagner l’engagement dans les transitions : comment sortir de l’entre-soi ; comment toucher de nouvelles personnes ou comment se relier à d’autres initiatives et coopérer ? Des enjeux auxquels nous tentons de répondre au travers de ce dossier. Nous continuons notre présentation avec une initiative au cœur du pays de Lorient : le tiers lieu éco-breton Maison Glaz, situé sur la pointe des saisies à Gâvres. Pour en faire sa présentation, nous avons rencontré Akira Lavault, co-fondatrice de Maison Glaz et encadrante technique d’insertion espaces verts et bâtiments du site.

Cohérence : « Peux-tu nous présenter Maison Glaz ? »

Akira : « Maison Glaz est un tiers lieu situé à l’entrée de la rade de Lorient. Il s’agit d’une reconversion d’un ancien centre de vacances de l’armée qui a été abandonné dans les années 2010. Cette ancienne zone militaire date d’il y a plus de 300 ans et a été démilitarisée il y a 3 ans. Le site fait 1 hectare et demi et comporte près de 750m2 de bâtiments. En reconvertissant ce site, on s’est donnés pour mission de remettre de la vie sous toutes ses formes sur la pointe de Gâvres et de travailler également à l’adaptation de ce petit caillou aux effets du dérèglement climatique. Donc c’est à la fois, un projet de revitalisation territoriale sur une presqu’île assez vieillissante et d’action climat par suite de l’érosion du trait de côte. »

Cohérence : « Comment pensez-vous arriver à répandre cette envie de s’engager dans une transition écologique autour de vous ? En somme, arrivez-vous à faire tâche d’huile ? »

Akira : « Je dirais d’abord que tout dépend du niveau d’engagement que l’on vise. Ce que nous essayons de faire à Maison Glaz c’est de susciter l’envie chez les gens. En travaillant sur l’inspiration et en essayant de montrer que c’est désirable d’agir, d’abord parce que c’est bon pour soi. Par exemple à Maison Glaz, on vend des produits au bar qui sont sains pour la santé mais également respectueux de la planète. Nos espaces sont également pensés pour être ludiques, dans le style guinguette. Il faut du récréationnel ou du sport comme notre espace yoga, et aussi de la culture ! On a besoin de faire appel à la détente, à l’imaginaire, au bien-être. Il est essentiel de montrer que la transition n’est pas contradictoire avec le plaisir et le confort mais sont au contraire, intimement liés. Il me semble par ailleurs essentiel d’adopter une posture bienveillante et de d’accueil inconditionnel des personnes, quel que soit leur niveau d’engagement, plutôt que des discours alarmistes ou culpabilisants. Et c’est ce que l’on essaie d’incarner à Maison Glaz. En effet, glaz en breton, c’est la couleur de la nature. C’est un nuancier de couleurs indéterminées entre le bleu, le vert et le gris, c’est une couleur indéfinie, changeante au gré des saisons et de la météo. Cela représente le nuancier de toutes les approches possibles pour aller vers la transition écologique et sociale.»

Cohérence : « Quelles sont pour toi les clés de la coopération pour une transition écologique ? »

Akira : « De manière générale, je pense qu’il faut porter une attention très profonde à l’intégration des gens et au ressenti des personnes dans un groupe. Pour moi, la clé de la coopération réside d’abord dans le fait d’avoir un cadre d’écoute assez fin. C’est ce qui permet d’établir la confiance. Deuxième élément : une raison d’être claire, une direction qui donne envie de s’engager. Si la cause est juste et que la confiance est présente, les choses peuvent aboutir. L’enjeu est alors que le projet se déroule dans les meilleures conditions possibles pour chacun. Bien sûr, tout le monde ne répond pas aux mêmes règles uniformes. Par exemple, certaines personnes dans un collectif vont demander plus d’autonomie que d’autres qui auront besoin d’un cadre plus sécurisant et déterminé. En fin de compte, il faut surtout que soient réunis ces éléments : un cadre d’écoute, sécurisant et une direction claire. Ce sont à mon sens, les clés de la coopération. »

Cohérence : « Aurais-tu un événement en tête qui a suscité un certain engouement et engagement à Maison Glaz ? »

Akira : « Bien sûr. Je pense à l’événement du Grand Bain qui a eu lieu début juillet. C’est la jonction entre deux dynamiques, le Festival des Tiers-Lieux de Bretagne et la Tournée des Tiers lieux organisée par l’association des 150 délégués élus de la convention citoyenne pour le climat. Cet événement a suscité un engagement fort, tant de la part des organisateurs, des partenaires que du public. Y ont été abordées les thématiques de l’océan, du climat, des Humains au XXIème siècle avec une focale sur le rôle des tiers-lieux dans la transition écologique, sociale et solidaire. Cet événement a été très partenarial, ce qui en a fait un véritable défi mais également tout son succès. Cela nous a permis de réunir assez de moyens financiers pour organiser une programmation culturelle de qualité. En termes d’engagement, on peut dire que celui-ci a pris multiples formes. On a en effet eu des personnes motrices de la dynamique mais aussi des personnes plus ponctuelles dans leur engagement. Dans tous les cas, il me semble important de se figurer que l’engagement n’est pas un trait permanent, mais qu’il va varier, selon les personnes, mais aussi, pour une même personne, selon les moments de sa vie. »

Cohérence : « Comment Maison Glaz accueille-t-elle les nouveaux porteurs de projets ? »

Akira : « Avec un café (rire). Non, en fait c’est surtout faire en sorte de pouvoir arrimer le projet ou le porteur en question dans le projet Maison Glaz. Notre tiers-lieu est comme une sorte de coquille, et en règle générale, les choses sont assez ouvertes et libres tant qu’elles intègrent la question du lien social, du vivant et du climat. Par exemple, des jeunes artistes du coin sont venus nous voir pour avec un projet qui nécessitait une structure associative du territoire pour se concrétiser. On a écouté leur projet, puis on a tout de suite accepté de porter l’idée avec eux, car ce qui nous intéressait c’était d’apporter un nouveau regard sur le patrimoine du territoire.

Cohérence : Et comment est-ce qu’on fait pour créer du lien autour de l’engagement et pour le maintenir dans le temps ? »

Akira : « En faisant des projets. Les grandes conventions de partenariat que l’on peut signer entre acteurs sur le territoire ont le mérite d’exister mais ce qui compte avant tout, c’est de faire ensemble plutôt que d’avoir l’intention de coopérer. Et puis, ce n’est pas grave si le lien se détend un peu à un moment. Si celui-ci peut se renouer plus tard lors de nouveaux projets, c’est l’essentiel. »

Cohérence : « Enfin, penses-tu que l’on puisse parler d’un archipel de la transition sur le territoire de Lorient ? »

Akira : « Oui et pas que sur le pays de Lorient ! J’aime beaucoup cette expression d’archipel car on est sur une presqu’île ici et j’ai moi-même des origines japonaises. Un archipel possède comme caractéristique de réussir à créer une connexion forte entre toutes les îles qui le composent, tout en respectant l’autonomie de chacun. Sur certains projets, parfois on agit seul, parfois on mobilise les autres de son archipel. Je crois qu’il y a un archipel de la transition et qu’il est à l’échelle de la Bretagne, de la France, de l’Europe et même du monde ! C’est comme ça que se construit le changement, en travaillant chacun sur nos territoires, mais reliés ensemble par une membrane invisible. »

Avec le soutien de la Région Bretagne

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Le RESAM, au cœur de l’engagement des jeunes du Pays de Morlaix

A la suite de la 2ème édition du Forum des Coopérations des Transitions ayant eu lieu le samedi 11 juin à l’Université de Lorient, Cohérence publie une série d’articles sur les initiatives menées par les intervenants du Forum ainsi que les acteurs du territoire en matière d’engagement.

Andrea Lauro, membre du RESAM

Pour ce premier article, nous avons pu échanger avec Andrea Lauro, animateur au RESAM, du Centre de ressources, pour le conseil, la formation, le matériel, le site internet et l’engagement citoyen, notamment de jeunes.

Cohérence : « Peux-tu nous présenter le RESAM ? »

Andrea : « Oui, le RESAM c’est le Réseau d’échanges et de services aux associations du Pays de Morlaix. Le RESAM est né au début des années 2000 suite à une recherche-action liée au développement d’emploi pour les jeunes, en tant que service au sein de la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC). On a vu qu’il y avait de nombreuses associations sur le pays de Morlaix mais que celles-ci étaient isolées. On a donc voulu donner tout d’abord donner les moyens à ces associations de se rencontrer. C’est de là qu’est né le RESAM. Puis 10 ans plus tard, en 2011, le RESAM est devenue une association autonome avec un effectif qui s’est étoffé jusqu’à 5 à 7 personnes aujourd’hui.

Quelques membres de l’équipe du RESAM

L’année dernière, le RESAM a réalisé un dispositif local d’accompagnement, dispositif public permettant aux associations employeuses, structures d’insertion par l’activité économique et autres entreprises d’utilité sociale de bénéficier d’accompagnements sur mesure afin de développer leurs activités, de se consolider et à créer ou pérenniser des emplois.

À la suite de cet accompagnement, il a été décidé de changer le modèle de gouvernance pour adopter un modèle inspiré des principes de la sociocratie. Le RESAM est composé de 7 cercles autonomes et reliés (richesses humaines, finances, engagement, formation et services, observatoire, porte vois, vie associative et territoire et salarié.e.s). Chaque cercle est représenté au Conseil d’administration qui participe également à la prise de décisions (ressources humaines et financements, etc.). Les adhérents rejoignent librement les cercles. Ce nouveau modèle de gouvernance est surtout pensé pour permettre la participation des associations (qui représentent 84% des adhérents) ainsi que des salariés du RESAM.

Le RESAM porte un projet d’accompagnement de la vie associative sous la forme de services. Mais la vocation principale c’est la volonté de faire réseau, de créer des rencontres dans une démarche d’éducation populaire. Les activités du RESAM sont principalement l’engagement des jeunes, la formation, la location de matériel, la mise à disposition d’informations, comme avec l’annuaire qui recense les associations en activité du pays de Morlaix. »

Réunion des jeunes au sein de l’espace 2D

Cohérence : « Comment parvenez-vous à susciter un engagement à travers vos activités ? »

Andréa : « Parfois, on y arrive et parfois pas. On arrive à susciter l’engagement dans la façon dont on approche les personnes. Faire réseau permet de faire connaître les associations et susciter l’engagement. On oriente les bénévoles vers les associations. Par exemple, en diffusant des informations, comme une demande de financement participatif d’une association, on aide des personnes à connaître une association.

On se fait l’intermédiaire entre les initiatives des associations avec des outils partagés. On suscite l’engagement en faisant connaître et en valorisant les missions des bénévoles sur le territoire. Pour ce faire, une plateforme pour le bénévolat qui recense toutes les missions existantes sur le pays de Morlaix a été créée. C’est un outil à la fois numérique et physique à travers l’animation de temps de rencontre. Cela fait le lien entre les acteurs, les nouveaux arrivants sur le territoire mais également les jeunes qui veulent s’engager dans la vie associative.

Il y a un réseau de solidarité à Morlaix et on essaie de faire « tâche d’huile » en communiquant par thématique. »

Cohérence : « Comment accueillez-vous les personnes venant vers vous ? »

Andrea : « Le RESAM a créé des outils et des ressources nécessaires à l’accueil des bénévoles. Par exemple, des soirées de rencontres avec les associations pour savoir comment mieux accueillir les bénévoles.

Le RESAM porte également le projet du 2D-Espace libre, un lieu librement accessible aux jeunes de 18 à 30 ans afin qu’ils développent leurs initiatives, en dehors de toute institution. Cela favorise leur engagement sur un territoire.

Des structures, comme l’Université, le Lycée, la Mission Locale, les Points d’Accueil et d’Écoute Jeunes (PAEJ), la Maison des Jeunes et de la Culture (MJC), la Ville de Morlaix, Morlaix Communauté y organisent également des événements pour créer du lien. Les clés de l’espace sont dans divers lieux dans la ville. Dans notre dimension d’accueil, y a l’idée que c’est un lieu brut et modulable pour y développer n’importe quel projet. Cela casse un peu les barrières.

Le 2D accueille un chantier d’insertion numérique de l’ULAMIR, des chantiers de jeunes bénévoles ou encore Odyssée, service d’accueil des mineurs étrangers isolés sur le département du Finistère. Tout cela favorise le croisement et la mixité des différents publics et participe à la dimension d’accueil. »

Cohérence : « Quels sont les facteurs de la coopération et les difficultés rencontrées pour la créer voire la maintenir une fois établie ? »

Andrea : « On coopère à différentes échelles. Par exemple, avec l’État au niveau départemental, le RESAM s’est engagé cette année dans la démarche Guid’Asso. Cette démarche existe également au niveau national et vise à labelliser les acteurs qui accompagnent les associations. On coopère également avec les collectivités et les bénévoles, qui eux-mêmes coopèrent entre eux. Les difficultés que l’on peut rencontrer sont souvent d’ordre financier ou politique. Par exemple, la collectivité avec laquelle on va travailler peut avoir une vision différente de la nôtre sur certains projets et coopérer peut s’avérer difficile surtout lorsque la collectivité est chargée du financement.

Entre associations, la coopération rencontre ses limites. Le sentiment d’exclusion sur des projets, la mise en concurrence entre les associations peut être des freins à la coopération. La coopération est difficile à maintenir quand une nouvelle personne intègre une équipe avec une vision des choses différente. Dans les périodes de surcharge de travail, on oublie de coopérer. La coopération demande du temps. Certains sujets amènent plus de coopération notamment sur l’accompagnement de la vie associative, sur l’engagement des jeunes, pour les formations des volontaires en service civique et lors de grands événements comme le Festival des Solidarités, Festisol. »

Cohérence : « Quels moyens (communication, d’animation, humains) mobilisez-vous pour faire pour toucher le plus de monde ? »

Andréa : « Nous utilisons surtout des outils numériques comme la lettre d’informations hebdomadaire. Cela permet de faire découvrir les initiatives des membres du réseau aux adhérents et aux autres structures associatives. On utilise aussi un agenda partagé.

On a aussi créé un outil appelé Bénévol’art, qui est une sorte de charte expliquant le parcours de vie de l’association et la façon dont on accueille les bénévoles.

La rencontre directe fait aussi partie de nos outils. Au mois de septembre, le RESAM est présent sur les forums des associations. C’est l’occasion pour nous de rencontrer les associations et identifier leurs besoins, les mettre en relation avec d’autres associations, avoir des retours sur nos activités. On organise également des temps de travail collectif, des moments de rencontre comme les speed dating où les associations et les jeunes échangent en quelques minutes. »

Cohérence : « A quelle occasion et par quels moyens avez-vous réussi à toucher le plus grand nombre ? Pouvez-vous nous parler de cette expérience ? »

« Une expérience qui a rencontré pas mal de succès. »

Andrea : « Une expérience qui a rencontré pas mal de succès, c’est le Festival des solidarités (Festisol), qui a eu lieu en novembre dernier et organisé par La Maison du Monde, collectif animé par le RESAM. C’est un festival très riche. Ce festival existe depuis plus de 20 ans et a lieu chaque année. C’est le rendez-vous annuel sur la solidarité qui réunit plusieurs associations autour de l’entraide. Il y a une thématique nationale (environnement, solidarité, etc.) sur laquelle on organise des conférences, des débats, des projections de films avec intervenant, spectacles, animations et témoignages. C’est toujours une réussite. C’est un événement qui mobilise les gens et sur lequel de nombreuses associations sont présentes et qui crée une dynamique territoriale. On a une communication collective et une mobilisation du réseau de chaque association. C’est un bon exemple de réussite et de mobilisation ce Festival et ce, grâce à la coopération entre associations différentes, la mobilisation collective et le réseau de chaque association qui est mobilisé. »

Cohérence : « Comment est-ce que vous favorisez la connexion entre les acteurs de la transition sur le territoire du Pays de Morlaix ? »

Andrea : « On travaille en partenariat avec d’autres acteurs comme l’espace associatif de Quimper, le Mouvement Associatif de Bretagne (MAB) et le Réseau national des Maisons des associations. On travaille dans une dynamique de coopération avec les autres acteurs du territoire. »

Cohérence : « Merci beaucoup Andrea pour ce moment d’échange. »

Andréa : « Merci à vous. »

Avec le soutien de la Région Bretagne

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Forum des coopérations : merci et RDV pour la prochaine édition !

Accueil le matin des participants

Nous étions 40 réunis le samedi 11 juin 2022 au matin pour échanger sur l’engagement et les transitions : acteurs du Pays de Lorient, de Morlaix, de Pontivy et de Quimper, une belle rencontre avec des échanges inspirants.

L’objectif était de travailler et réfléchir ensemble aux conditions de l’engagement :

Comment dépasser le cercle des convaincu-es ?

Comment est-ce que l’engagement a évolué ces dernières années avec la crise du COVID mais également les nouvelles formes de mobilisations (réseaux sociaux, mouvements pour le climat, gilets jaunes…) ?

Qu’est-ce qui motive et pousse à s’engager pour une cause ?

Nous avons eu le plaisir d’interviewer Patricia Loncle (sociologue et spécialiste de l’engagement, notamment des jeunes) avant le Forum afin qu’elle nous donne des pistes de réflexion sur la question de l’engagement.

Quelques réflexions générales

La question posée « Comment donner envie de s’engager dans les transitions » pose d’emblée deux sujets : d’une part la question de l’engagement en général (ce qui motive ou peut freiner l’engagement) et d’autre part la question particulière des transitions (écologiques, sociales, démocratiques). Les crises que l’on traverse, qui sont de plus en plus grave (économiques, écologiques, sanitaires) et qui vont s’aggraver nous invitent à mettre en place dès maintenant des dynamiques et formes de solidarité à un niveau très local. La proximité géographique et la nécessité de s’ancrer sur un territoire est un sujet qui est revenu tout au long de la matinée ainsi que la question de l’accueil. Accueillir l’autre dans sa différence, ne pas tenter de convaincre mais faire preuve de compréhension, d’humilité et de pédagogie.

Pour aller un peu plus loin, plusieurs éléments semblent essentiels pour créer les conditions de l’engagement (en général) et plus particulièrement dans les transitions :

Ce qui freine l’engagement (et notamment dans les transitions)

En premier lieu il y a des facteurs sociologiques qui peuvent expliquer les difficultés à l’engagement (cf l’interview de Patricia Loncle) mais également d’autres éléments sur lesquels les associations ou collectifs peuvent agir directement :

  • Sentiment d’impuissance : la difficulté de lutter contre une société capitaliste et carbonée (« David contre Goliath »), avoir le sentiment que l’action individuelle ou collective à petite échelle est inutile, …
  • Le manque d’énergie et de temps disponible (en lien avec la société capitaliste dans laquelle nous luttons)
  • La difficulté de changer les habitudes : convaincre ne marche pas, le jugement moral repousse, les biais cognitifs empêchent la remise en question…
Quelques réflexions des participants sur la notion d’engagement
Groupe de travail

Créer des espaces (au sens large du terme) inclusifs :

  • Des espaces physiques adapté-es (tiers-lieux, espaces associatifs…) ouverts à toutes et tous en terme d’horaires, d’accessibilité, de propositions d’activités, de possibilité d’implication…
  • Ce qui amène à l’ouverture dans la gouvernance : le RESAM a témoigné de leur expérience de transformation d’une gouvernance d’une association « classique » à une gouvernance horizontale basée sur la sociocratie (avec notamment une organisation par cercle) afin de correspondre aussi aux valeurs portées notamment par les jeunes qui s’engagent aujourd’hui et qui se sont investi-es ces dernières années au sein de la structure.
  • Rendre accessible l’information : utiliser les outils de communication pour faire connaître ce qui existe, rendre visible ce qui se fait et expliciter comment s’impliquer.
  • Prendre soin pour amener de la disponibilité

Faire vivre plutôt que d’essayer de convaincre

  • Expérimenter et faire vivre des expériences immersives permet de toucher par le sensible et le concret plutôt que de passer par le discours : on change en apprenant à faire autrement
  • Faire de l’éducation populaire : ne pas séparer l’action et l’analyse, développer des dynamiques collectives et des pratiques d’autogestion…

Se baser sur l’universel

  • Partir de l’intérêt général, des communs et mettre en commun le plus possible (matériel,…)
  • Créer de la joie par la convivialité : inciter par le plaisir de faire, inviter par le plaisir de se retrouver.
Echanges entre les groupes de travail

Vous pouvez trouver un compte-rendu plus précis des échanges par ici.

Plusieurs articles seront publiés dans la suite du Forum sur le sujet de l’engagement dans les semaines et mois à venir, si vous souhaitez y contribuer, faites-le nous savoir par là :)

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