Qui sommes-nous ?

A partir du 1er juillet un seul numéro pour joindre Cohérence 06 73 21 06 66

L’association Réseau Cohérence regroupe principalement en Bretagne plus d’une centaine d’adhérents (associations, syndicats, entreprises, agriculteurs, particuliers). Depuis 1997, Cohérence, c’est à dire le cœur de ce réseau, développe des outils adaptés à la transversalité des problématiques (écologiques, économiques, sociales et solidaires). Ces outils s’appuient sur la démocratie participative et la coopération entre les acteurs de la société civile et les élus des territoires.

L’association Réseau Cohérence a signé la déclaration commune du Collectif pour une transition citoyenne et s’inscrit totalement dans ce mouvement vers un développement solidaire et durable.

transition-citoyenne-header-650x150Le Réseau Cohérence porte une dynamique positive et mobilise les citoyens autour de nouveaux projets de territoires sur des valeurs de développement fait d’humanisme, d’écologie et d’une économie au service d’un mieux-vivre ensemble.

Cet engagement a été récompensé par deux trophées bretons du développement durable, pour l’ Agenda 21 des familles et du citoyen (2011) et pour l’action en faveur de l’élevage de porc sur paille (en 2014).

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Confiné : Et si j’accélérais la Transition ?

En cette période de confinement, beaucoup d’entre nous ont un peu plus de temps pour se poser, réfléchir mais aussi agir pour la transition. Changer de modèle dans nos actes quotidiens c’est se donner les moyens de concilier nos pensées et nos actes, c’est retrouver de l’autonomie et ç’est même ludique !

Alors lance toi !

  • Choisis un outil numérique (courriel, facebook, twitter, instagram, ….)
  • Prend une photo de ton nouveau défi,
  • Décris le de manière courte (n’oublie pas de donner ta recette ou la source qui t’a permis de réaliser ton défi pour que l’on puisse à notre tour se lancer !!)
  • Pour essaimer et mobiliser au maximum sur ces actions, insère à coté de ta photo l’image « Confiné: Et si … » à télécharger ci-aprés.
  • Pour proposer des idées insère le lien vers l’Agenda des Transitions, lien à copier sur le téléchargement ci dessous dans la rubrique Besoin d’idées ?

– Et copie ce mode d’emploi en dessous de la description de ton défi

Exemples

Julian est super content il vient de repeindre la chambre de ses filles avec une peinture naturelle qu’il a fabriqué lui-même.

=> Il choisit de poster son expérience sur facebook

=> Julian se prend en photo avec le pinceau près du mur (toujours sans mettre de peinture sur son téléphone ;-)

=> Julian insère l’image « Confiné : Et si … »

=> il décrit en quelques mots le défi qu’il a relevé avec sa recette ou le lien vers le document ou le site

=> Julian insère dans son texte #confineentransition #BreizhCOP et @page.coherence car cela nous permettra de pouvoir recueillir tous les défis

=> il ouvre une petite bière bio pour fêter ça ;-)

Pour montrer la dynamique des bretons dans la Transition nous vous proposons aussi de relayer vos défis sur le site de la Breizh Cop https://www.breizhcop.bzh/s-engager/je-mengage/.

Besoin d’idée ?
Nous mettons à votre disposition l’Agenda des Transitions *. Notre objectif est qu’il soit partagé le plus possible. Il explore à travers 6 domaines des leviers d’action concrets de notre vie quotidienne : Je me loge, Je me déplace, Je consomme, Je prends soin de moi et des autres, Je me divertis, et Je suis acteur. Ce sont des propositions d’actions. Il peut être rempli en famille ou individuellement, il est pour vous, à titre indicatif. Nous vous invitons à prendre quelques minutes pour le remplir chez vous.

Au moment du déconfinement, nous vous invitons à refaire le tour des propositions de l’agenda pour voir vos progrès et si vous le souhaitez, nous en faire part. Nous pourrons alors faire une news letter spéciale sur vos contributions ;-)

Nous souhaitons aussi que chacun se prenne au jeu de la Transition en partageant ses astuces, ses expérimentations, ses défis. Dans tous les domaines de notre vie nous pouvons faire des choix, expérimenter et quoi de mieux pour cela que de bénéficier de l’expérience des autres ? Et au fil de l’eau en fonction de vos envies, nous espérons que vous voudrez bien partager vos réussites par mail (adresser à contact@reseau-coherence.org ou sur facebook, twitter ou instagram. Le but est de faire profiter nos amis, nos contacts de ce que nous avons réussi à réaliser et dont nous sommes fiers.

On peut penser que ce sont de petites choses mais agrégées toutes ensemble elles permettent d’allonger ce pas de côté par rapport au système actuel et d’aboutir à un changement collectif.

C’est dans cet esprit que nous vous proposons tout d’abord l’Agenda mais aussi parallèlement de poster vos réussites une par une pour que vos contacts puissent faire de même s’ils le souhaitent.

Voilà, tous les membres du réseau vont recevoir toutes ces informations ainsi que les documents associés et pourrons les transmettre eux-mêmes à leurs réseaux afin que nous soyons nombreux à partager nos défis.

* L’Agenda des transitions est un outil créé par Cohérence et Nature et Culture avec le soutien du département du Finistère en 2010. Il s’agissait de mobiliser les personnes et les familles à l’instar des Agenda 21 institutionnels. L’ensemble des 78 questions, qui sont autant de propositions, a été conçu en mode collaboratif et itératif, avec 30 familles représentatives et de nombreux contributeurs. Il a ensuite été décliné en session de formation à sa diffusion pour des groupes ad hoc de citoyens. Car c’est à plusieurs, en groupe que l’on peut aussi avancer, se motiver, se donner envie. Il ne s’agit pas d’imposer ou de juger des performances mais bien de partager nos essais, nos réussites pour en faire profiter les autres.

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L’UE veut marcher sur la lune…

Le plan d’investissement pour une Europe durable, appelé aussi Green Deal ou Pacte vert a été présenté par la Commission Européenne en janvier dernier. Il vise à flécher 100 milliards d’euros par an, soit 1 000 milliards d’euros sur 10 ans pour « réaliser le vaste programme écologique européen et atteindre la neutralité carbone en 2050 ».  Les défis affichés sont premièrement de financer la transition énergétique du continent, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en améliorant l’efficacité énergétique. L’idée du plan est aussi d’inciter le secteur privé à investir dans la transition verte. Dernier défi, identifier, structurer et exécuter les projets durables. Un soutien aux administrations publiques et aux promoteurs de projets doit être mis en place en ce sens. La présidente de la Commission Européenne, Ursula von der Leyen, comparait alors son plan annoncé à l’UE qui marcherait sur la lune. Les objectifs posés étant d’investir dans les énergies propres et étendre le système d’échanges de droits d’émission, mais aussi renforcer l’économie circulaire et préserver la biodiversité de l’Europe.

Côté financement ce ne seront pas 1000 milliards d’argent frais mais une somme permise par différents effets de leviers. 25% du budget annuel européen serait directement consacré au pacte vert. Il est notamment prévu d’y consacrer 30 % de fonds de la politique régionale de l’UE (Feder et Fonds de cohésion, soit 108 milliards d’euros) et 40 % de ceux de la politique agricole commune (PAC) affectés à des projets agricoles qui participent à la transition écologique.

Le projet compte aussi sur des co-financements nationaux, des investissements publics et privés, de la Banque européenne d’investissement et du programme InvestEU, la création d’un « fonds pour la transition juste », et des recettes du marché du carbone.

Ça c’était avant…

Depuis, la crise du Coronavirus a bousculé l’agenda. Un plan de soutien de 500 milliards d’euros a été voté le 9 avril pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du coronavirus.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, a convoqué un nouveau sommet par vidéoconférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE le jeudi 23 avril prochain. Stipulant qu’ « il est temps de jeter les bases d’une reprise économique robuste. Ce plan doit relancer nos économies tout en favorisant la convergence économique dans l’UE ». Il ajoute « Avec la présidente de la Commission, je travaille sur une feuille de route et un plan d’action pour garantir le bien-être de tous les Européens et ramener l’UE à une croissance forte, durable et inclusive fondée sur une stratégie verte et numérique »

Mauvais signe, avec la pandémie, la Cop 26 La conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui devait se tenir à Glasgow en novembre 2020 a été reportée en 2021 en raison de COVID-19. Et qu’en est-il du sommet UE-Chine initialement prévu en septembre qui devait tenter de poser les bons jalons ?

Il faudra attendre le sommet du 23 avril pour en savoir plus. Espérons au moins que la Banque européenne d’investissement (BEI) ne reviendra pas sur sa décision annoncée en novembre dernier de ne plus financer les énergies fossiles à partir de 2022 et d’orienter 50 % de ses investissements vers la transition écologique en 2025, contre environ 30 % actuellement.

Nous verrons si la lune est pleine, ou si on nous fait marcher.

Carole Le Bechec

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Les travaux de la Convention Citoyenne sur le Climat et ses répercutions pour la Région Bretagne

Vanessa Taillandier

La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) réunit depuis l’automne dernier 150 citoyens tirés au sort qui, lors de 7 sessions de 2 jours, ont pour mission de constituer un corpus de mesures visant à réduire de 40 % les émissions françaises de gaz à effet de serre à l’horizon 2030 dans un esprit de justice sociale. Ils se sont répartis en 5 groupes de travail intitulés : se loger, se nourrir, se déplacer, consommer, travailler/produire.

Cette expérience inédite de démocratie participative fait partie de l’arsenal de réponses proposées par le gouvernement à la crise des Gilets Jaunes.

Après examen des conclusions de la Convention par le Président de la République, plusieurs choix s’offre à lui. En effet, les propositions retenues pourrons être mise en œuvre soit par la voie des décrets, règlements et ordonnances, ou bien suivre le cheminement législatif traditionnel ou encore être soumises au référendum.

La pandémie à laquelle le monde fait face aujourd’hui démontre la fragilité du système ultra-libéral mondialisé mettant en exergue les menaces pesant sur le circuit alimentaire, de production et d’approvisionnement en matière première mais aussi la nécessité universelle d’un accès aux soins.

Après les phases de sidération, de souffrance et d’instabilité qu’elle induit inéluctablement, doit venir à présent l’impulsion d’une refonte structurelle absolument vitale de notre société et des valeurs sur lesquelles elle repose. Cette mutation prônée depuis des décennies par les écologistes et les partisans d’une répartition plus juste des richesses et ressources prends tout son sens avec l’épreuve que nous traversons et le lien entre écologie, économie et l’aspect social devient évident.

C’est justement l’angle adopté par la Convention dont les travaux devaient s’achever ce mois-ci mais, à la vue des circonstances, elle a choisi de compléter son mandat initial par un plan de sortie de crise. En ce sens, la Convention a transmis vendredi 3 avril une cinquantaine de ses mesures au gouvernement estimant qu’elles « permettraient de contribuer à la fois à la relance économique, à réduire les émissions, […] à améliorer notre santé et notre bien-être collectifs, tout en tenant compte des populations les plus fragiles ». Si leur détail n’a pas été rendu public, certaines informations ont fuité et, dès lors, il est possible d’envisager les répercutions et implications à l’échelle régionale. Les préconisations de la Convention portent sur l’agriculture, la rénovation énergétique et l’écoconstruction des bâtiments, la lutte contre l’artificialisation des sols et l’étalement urbain, les transports mais aussi la gestion des déchets, l’éducation à l’environnement ou encore l’aspect fiscal et l’orientation des aides publiques.

Focus sur l’agriculture.

L’agriculture occupe une place centrale dans l’organisation du « Monde d’après » et ce à de multiples niveaux. En effet, elle interagit avec d’autres secteurs industriels, est impliquée dans les émissions de gaz à effet de serre et de particules fines, elle utilise les transports et de l’énergie, consomme de l’eau et en conditionne aussi sa qualité, enfin, elle impacte nos paysages et la biodiversité. Ces problématiques, préexistantes à la crise, deviennent des leviers d’actions moteurs pour l’ensemble de l’économie.

Il paraît plus que nécessaire d’assurer l’autonomie alimentaire et la résilience de notre territoire breton afin de subvenir aux besoins de la population mais aussi de favoriser la relocalisation d’activités stratégiques. Ceci impactera l’ensemble du secteur agricole tant dans son mode de production et de distribution que dans l’objectif de ses débouchés. L’orientation des financements octroyés par la région doit baliser cette transformation en favorisant des exploitations de taille modérée, en incitant voire en réglementant sur les pratiques écologiquement vertueuses et à forte valeur sociale ajoutée mais aussi sur le bien-être animal. Il convient de relocaliser la nourriture du bétail afin de ne plus dépendre des importations et de faire reculer la monoculture intensive ainsi que le soja transgénique de provenance lointaine encourageant, là-bas, la déforestation et donc la proximité homme-animal mise en cause dans la transmission des maladies telles que le Covid 19 ou Ebola.

Ainsi, et de manière non-exhaustive, la Région Bretagne doit se désengager de l’industrie agro-alimentaire et revenir sur ses financements concernant par exemple les élevages de poulets de Langoëlan. Elle peut également impulser l’agroécologie dans les Lycées agricoles et, plus globalement, promouvoir les apprentissages des techniques raisonnées dans les métiers du bâtiment et de l’industrie au sens large.

La Région peut soutenir des mesures portant sur la limitation et la substitution progressive de pesticides et des épandages en veillant à ce que la méthanisation ne devienne pas le « tout-à-l’égout » énergétique des exploitations car n’étant que l’une des options du mix énergétique souhaitable. Elle est également en capacité de promouvoir et de soutenir financièrement des initiatives portant sur la préservation et la restauration des écosystèmes, le ré-ensauvagement de certaines zones afin d’assurer la continuité naturelle.

On constate par ailleurs qu’avec cette crise, les consommateurs se sont tournés vers les circuits courts et donc les produits locaux. Prenons appui sur cet élan afin de rendre pérenne ce mode de consommation et perfectionner la filière. La Région vient d’ailleurs de lancer une plateforme répertoriant les producteurs locaux.

Il conviendra bien entendu d’intervenir au niveau européen notamment au sujet de la PAC.

Cohérence se mobilise depuis longtemps sur ce terrain notamment avec le label du Porc Authentique élevé sur paille et la préservation de la ressource en eau et s’associe régulièrement à des actions initiées par d’autres acteurs pour une agriculture durable.

La Convention Citoyenne pour le Climat constitue un point de départ dans la co-construction d’un ensemble de politiques structurant l’économie de demain avec un fort volet social qui, loin des vœux pieux, se veut le porte-parole de la volonté citoyenne de voir enfin émerger un monde nouveau.

Vanessa Taillandier

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Les maladies émergentes favorisées par la dégradation de la bio diversité

Condensé d’un article du Monde du 8 avril 2020 de Perrine Mouterde.

Ce constat est établi par des scientifiques depuis de nombreuses années, l’OMS l’a clairement envisagé dans plusieurs publications. Il était donc bien connu des États. La chercheuse britannique Kate Jones a identifié 335 maladies infectieuses apparues entre 1940 et 2004, 60 % d’entre elles trouvaient leur origine dans la faune animale.

Cette même chercheuse explique que l’augmentation de ces zoonoses est en relation directe avec accroissement de l’impact humain sur la biodiversité et plus particulièrement le changement d’affectation des terres.

Pour la FAO, l ‘augmentation des maladies infectieuses émergentes coïncide avec la croissance accélérée des taux de déforestation. Plus de 250 millions d’hectares ont disparu en moins de 40ans ;

L’intensification agricole et la déforestation, ont été les principaux moteurs de l’émergence de virus. « Les changements , la destruction des habitats naturels et l’élevage industriel favorisent des ponts épidémiologiques de l’animal sauvage à l’animal d’élevage et à l’homme » 

Pour ces chercheurs une prochaine pandémie est inévitable. A moins que cette crise sans précédent ne soit l’occasion d’une prise de conscience. Il faut faire une vraie transition écologique, remettre l’agriculture au centre des terroirs. Agir localement travailler avec les communautés. Le green deal proposé par la Commission européenne est une main tendue qu’il faudrait saisir.

Pour conclure ces chercheurs en appelle aussi à une intensification des crédits sur la recherche fondamentale pour comprendre les causes en cascade plutôt que de privilégier l’innovation.

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Autonomie alimentaire locale, prévention, s’engager pour un choix d’avenir !


En cette fin de journée de mars 2020, un hérisson un peu perdu, comme nous aujourd’hui !

Suite à cette catastrophe sanitaire qui nous étreint, se concentrer sur la question de nos choix alimentaires mérite toute attention pour ancrer une prévention qualitative, un des piliers de la santé.

Entrer dans une réelle prévention c’est participer activement au changement radical de l’ensemble de notre système alimentaire avec un autre modèle économique à mettre en œuvre, individuellement et collectivement.C’est créer d’autres métiers et emplois plus respectueux de chacun dans la chaine alimentaire du local au global.

En ces temps de confinement, de travail, de travail forcé, rien n’est simple. Nous traversons une immense épreuve dans une grande impréparation générale, avec ces souffrances ultimes, ces drames professionnels, ces deuils impensables.

Alors je me mets à penser prévention face à d’autres risques sanitaires, mais aussi pour l’urgence climatique et la justice sociale.

Observer sa manière de se nourrir, situer sa dépendance « au marché », faire des choix cohérents c’est diminuer les risques d’une prochaine pandémie et ses drames, c’est avancer pour le Vivant, c’est régénérer la biodiversité.

Tout le corps médical s’accorde à dire qu’une alimentation saine est un des piliers de la prévention. Nous ajoutons la nécessité d’une qualité de l’air, de l’eau, de l’environnement, du climat et bien sûr des liens sociaux.

COMMENT : des pistes ici très rapidement posées.

1 – Créer sur les communes et communauté de communes de l‘intelligence collective pour construire ce changement et entrer dans une capacité de grande autonomie et sécurité alimentaire saine, locale, avec de nouveaux emplois respectueux du Vivant et justement rémunérés.

2 – Construire ce qui est possible localement tout en exigeant que la question alimentaire dépende d’un ministère de la qualité de la santé, de l’alimentation, des écosystèmes vivants.

Ne plus servir par nos achats une agro-industrie mondialisée, spéculative, qui participe à la chute de la biodiversité, à la pollution de l’air…etc.

3 – S’engager résolument pour un lien de plus en plus profond au Vivant, à son respect. C’est aussi participer activement à une logique économique qui protège le Vivant dont nous sommes.Alors chiche ! Exigeons l’abandon de toute spéculation en bourse sur les produits alimentaires dans l’espace Européen.

Investir de son temps ou de son argent dans une production biologique des fruits et légumes qui irrigue chaque territoire, dans des formes économiques non reliés à la spéculation. Savoir revitaliser les monnaies locales comme support d’échanges.

4 – Soutenir les démarches de Droit pour le Vivant, plaider pour un Droit du Vivant et de la Nature reconnu par l’ONU, toutes les instances Internationales et les Etats.

5 – La question alimentaire devrait entrer dans le giron d’une politique économique locale et participative avec une coordination sous forme de service public. Participer à la création d’une coordination locale de service public pour le développement d’une agriculture paysanne, locale, respectueuse de la biodiversité, de l’air, de l’eau, du climat et des semences paysannes. C’est faire plus que les PAT (Plan Alimentaire Local). Bref c’est prendre soin du Vivant qui nous nourrit !

7 -Après les Amaps, les Jardins de Cocagne, les Jardins Partagés, … « la coopérative nourricière » est une forme très intéressante. https://www.lesjardinsnourriciers.com/. Les jardins nourriciers ont comme objet de « relancer une agriculture vivrière sur le territoire ». S’ajoute « la valeur de partage et de mutualisation qui est centrale ». Cette forme permet aux coopérateurs bénévoles de participer avec les salariés à la mise en place d’un jalon important dans l’autonomie alimentaire locale. Cette forme coopérative rappelle la coopérative d’achat comme la Louve à Paris.

Faire en sorte que des entités économiques différentes, complémentaires, non spéculatives, locales et pérennes, permettent à chacun de trouver sa voie et sa participation dans la culture de produits frais de saison et dans un nouveau paradigme du système alimentaire du champ à l’assiette. Cette fois plein de vraie vitalité.

8 – Dès aujourd’hui, n’hésitez pas à vous formez à la culture potagère sur balcon, à la permaculture, chez des amis, dans des lieux ouverts au public ..etc., les liens internet et les Mooc initient. Reliez-vous au monde des jardiniers, des paysans en bio, des semences paysannes, de la biodiversité, de la permaculture, bref aux artisans du Vivant  !! …

9 – Très bonne nouvelle en participant à la volonté partagée de changer notre système alimentaire dans le respect du Vivant, nous réduirons sérieusement notre bilan carbone individuel et collectif ! Une belle étape en vue.

Armina Knibbe

Cohérence – 6 avril 2020.

plus :

https://reporterre.net/Quand-une-cooperative-ouvriere-relance-la-culture-locale-du-tilleul
https://aoc.media/opinion/2020/03/29/imaginer-les-gestes-barrieres-contre-le-retour-a-la-production-davant-crise/
https://reporterre.net/Sans-transition-alimentaire-pas-de-transition-ecologique
https://reporterre.net/Sans-transition-alimentaire-pas-de-transition-ecologique
https://reporterre.net/Quand-une-cooperative-ouvriere-relance-la-culture-locale-du-tilleul
https://reporterre.net/Quand-une-cooperative-ouvriere-relance-la-culture-locale-du-tilleul
https://reporterre.net/La-solidarite-avec-les-paysans-socle-de-l-autonomie-alimentaire-de-demain


https://reporterre.net/La-solidarite-avec-les-paysans-socle-de-l-autonomie-alimentaire-de-demain
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La coopération ou l’effondrement !

Crédit : SAPB

On doit au naturaliste Carl von Linné, aujourd’hui considéré comme le père du concept de biodiversité, le propos ci-après tenu en 1735 alors que la machine à vapeur prenait tout juste son essor :

Si une seule fonction importante venait à manquer dans le monde animal, on pourrait craindre le plus grand désordre dans l’univers.

Le moins que l’on puisse dire est bien que notre civilisation fascinée et façonnée comme on le sait par la technique ne s’est guère embarrassée de considérations de ce type, préférant même tourner en dérision le «principe de précaution ». L’érosion de la biodiversité, le dérèglement climatique et maintenant l’épidémie du coronavirus en apportent la triste illustration… La réalité nous conduit aujourd’hui à reconnaitre qu’un effondrement de notre civilisation, annoncé par ceux que l’on désigne sous le terme de collapsologues, devient bien une hypothèse plausible.

Les jeunes, en particulier, la prennent de plus en plus au sérieux nous reprochant, avec raison, de leur léguer une planète moins riche, moins fertile, moins belle et moins habitable que celle que nous avons nous-mêmes reçue en héritage. C’est là une première dans l’histoire de l’humanité et elle doit nous interpeller…

Ce ne sont pas de simples inflexions à la marge qui vont maintenant suffire et c’est même un profond changement de civilisation qui va s’avérer nécessaire pour redonner du sens et de l’espérance. Il implique de bien relier entre elles les questions économiques, sociales et écologiques, et surtout de substituer à la compétition qui est devenue le crédo de notre société des démarches fondées sur de toutes autres valeurs… Il nous faut comme nous y a invité Albert Jacquard : Réinventer l’humanité, retrouver le sens de la bienveillance, de l’entraide, du partage, de l’équité, de la coopération…1 Ce ne sera pas chose facile tant il est vrai que les tenants des approches néolibérales ont adroitement dévalorisé ces concepts pour les tourner en dérision et les présenter comme mièvres, dépassés et incompatibles avec le progrès… C’est dans ce contexte, alors qu’il va être tant question de relancer l’économie et de renouer avec la sacro-sainte croissance, que nous allons devoir rappeler avec force que Nous n’avons qu’une Terre2, qu’elle est notre unique MATRIE – pour reprendre le terme cher à Edgard Morin – et que nous nous devons de l’habiter comme des frères. Nous ne pouvons espérer y parvenir qu’en faisant appel aux plus hautes valeurs de l’humanité, en élargissant les approches relatives aux « biens communs » et en donnant la priorité aux solutions de type coopératif qui sont au cœur de l’économie sociale et solidaire.

Au début du siècle dernier le concept de « République coopérative » fut enseigné par Charles Gide au Collège de France ; il est aujourd’hui bien ignoré mais il est permis d’espérer qu’il reviendra, fort opportunément, enrichir les débats auxquels nous n’allons pas échapper et dans lesquels nos associations vont devoir fortement s’impliquer. Elles contribueront ainsi a convaincre notre Président – et nos concitoyens – qu’il existe bien d’autres « valeurs » que celles qui ont pris le pas sur toutes les autres depuis l’époque Reagan – Thatcher et dont nous commençons aujourd’hui a mesurer toutes les conséquences.

Jean-Claude PIERRE

1 Réinventons l’humanité. Albert Jacquard. Sang de la Terre – 2013

2 Nous n’avons qu’une Terre. René Dubos. Denoël – 1971

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Profitons de la Pandémie pour faire la paix avec la terre

Ci-dessous le résumé par Marc Pouvreau d’un article du Monde du 18 mars 2020, interview de Mireille Delmas Marty.

La crise sanitaire est une démonstration du degré d’interdépendance de nos sociétés. Aucun état ne pouvant rester durablement solitaire le moment est venu pour que la souveraineté devienne solidaire chacun prenant sa part des biens communs mondiaux qu’il s’agisse du climat ou de la santé. Il faut appliquer la clause des responsabilités communes et différenciées (principes selon les quels les pays développés admettent que la responsabilité des pays développés est plus importante que celle des pays pauvres).

Elles concrétisent l’idée d’un commun multiple entre uniformité et pluralité, il s’agit de « bricoler entre les droit national internationalisé et et le droit international contextualisé plutôt que que de mettre en place un système autoritaire par extension du droit du pays le plus puissant de la planète. »

Pour organiser la gouvernance des biens communs de façon démocratique nos sociétés devront faire l’apprentissage de la complexité.

Sur le plan politique, elle propose pour assurer le pilotage une gouvernance dite SVP car elle associe Savoir scientifique, Vouloir citoyen et Pouvoirs publics et privés. Sur le plan économique, il faudra que les biens communs sortent du marché. Enfin sur le plan sociétal, la communauté mondiale émergente est sans précédent, elle superpose en effet à des communautés de destin fondées sur l’histoire et la mémoire, à une communauté fondée sur l’anticipation.

Nous avons besoin d’une boussole engendrée par la spirale des humanismes qui va de l’humanisme de la relation à celui des interdépendances planétaires sociales et écologiques en passant par l’humain émancipé des Lumières et celui qui tente d’échapper au déterminisme d’une espèce de plus en plus formaté ;

Ne rêvons pas … il s’agit à l’occasion de la crise sanitaire de commencer à mettre en place des dispositifs de protection solidaire des biens communs mondiaux. Profitons de la Pandémie pour faire la paix avec la Terre … et préparons nous à mettre en place les moyens destinés à nous préserver du désastre planétaire annoncé.

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La crise sanitaire incite à se préparer à la mutation climatique

Ci-dessous le résumé par Marc Pouvreau d’un article du Monde du 26 mars 2020 du philosophe Bruno Latour.

Si la crise sanitaire incite à se préparer à la crise climatique il est peu probable malgré les accents Chuchilliens d’E .Macron qu’il en tire toutes les conséquences et nous engage dans la Transition .

La crise écologique justifierait en effet ô combien les mesures prises pour la Pandémie .Certes dévastatrice pour des millions d’êtres humains sans provoquer toutefois du moins on peut l’espérer, une augmentation de la mortalité alors que c’est toute vie sur terre qui est menacée par le dérèglement climatique . Le « quoiqu’il en coûte » n’est qu’un artifice destiné à reprendre la main en sacralisant la santé pour pouvoir continuer comme avant. Dans la crise sanitaire, c’est en effet le ‘brave peuple qui doit réapprendre, comme à l’école primaire, à se laver les mains…. Pour la mutation écologique c’est l’État qui se trouve en situation d’apprentissage »

La mobilisation générale contre le virus «  nous sommes en guerre » contre … un virus ! « Dans la mutation écologique , cette fois ci l’agent pathogène dont la virulence terrible a modifié les conditions d’existence de tous les habitants de la planète ce n’est pas le virus mais les humains.

Pour cette guerre là l’État national est aussi mal préparé que possible  Il conclut en espérant que «  ce temps de carême fut-il républicain peut entraîner des millions de gens ,bloqués chez eux à retrouver du temps pour réfléchir »

C’est à nous militants de les y aider .

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Pendant le confinement, le business agro industriel breton s’active ! Au cas où !

Il est de bon ton de rendre hommage en ces temps difficiles aux héros hospitaliers , aux travailleurs de l’ombre …aux agriculteurs qui bravent la pandémie pour continuer à nous nourrir.

Cet hommage appuyé n’est pas sans interroger lorsqu’il émane de groupement de professionnels ou d’industriels qui prospèrent sur la production de masse. Ouest-France du 8 avril dernier titrait «  un système alimentaire robuste et résilient ». Une ode à l’agriculture bretonne et j’allais dire à ses sous traitants. Bien mal nommés puisque ce sont eux qui tirent le meilleur profit tant de l’exploitant agricole que de l’employé de l’abattoir. « Nos filières assurent leur mission, une alimentation de qualité pour tous, la Bretagne nourrit aujourd’hui l’équivalent d’un français sur 3 » ( sans compter l’excédent de la balance commerciale qu’elle génère) mais par pudeur les auteurs n’en ont pas parlé.
« Ils parient sur la qualité et persévèrent dans l’amélioration pour produire une alimentation qui soit bonne saine et sure… Il serait préjudiciable qu’à l’avenir cette capacité soit remise en cause et de dénoncer le dénigrement agricole et alimentaire des idéologues ecologisme et antispécisme ». Pour en appeler, pour conclure au dialogue avec les consommateurs.

Marc Pouvreau

Trésorier du Réseau Cohérence

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Covid : un « après » pire qu’« avant » ?

Dr Lylian Le Goff

La crise sanitaire du Covid-19 est une nouvelle expression de l’effet boomerang des atteintes portées à la biodiversité sous forme de zoonoses émergeantes qui sont en augmentation depuis les années 1960 (Ebola, Sida, Zika, grippes aviaires, Mers , Sras, etc …) ; il y en aura d’autres si ne sont pas mis en œuvre ces « changements en profondeur sur les plans économique, social, politique et technologique » que le Président de la République a annoncés dans ses interventions télévisées du 12 mars et du 13 avril 2020.

Oui mais, « en même temps », le système agricole productiviste et le gouvernement en rajoutent en pleine crise sanitaire :

– la pollution de l’air par les particules fines apparaît comme un facteur aggravant le contexte épidémique car elles fragilisent les poumons et le système cardiovasculaire par des effets inflammatoires chroniques, ce qui facilite et peut aggraver les détresses respiratoires du Covid 19 ;

. or cette pollution persiste malgré la très nette baisse du trafic routier et des activités industrielles, confirmant bien la part de responsabilité des émanations d’ammoniac des pratiques agricoles d’épandage de lisiers dans la formation de ces particules fines, comme sur le nord de la Bretagne fin mars début avril 2020  ;

. les particules fines PM 10 et PM 2.5 sont des vecteurs par adsorption facilitant la propagation de virus bien connus comme ceux de la rougeole ou de la grippe, mais aussi en 2003 en Chine pour le coronavirus du Sras  ; qu’en est-il de cet autre coronavirus qui a commencé à se manifester rapidement en Chine et en Italie du Nord dans des contrées à l’air très pollué en particules fines ; un étude de l’université de Harvard parue début avril établit une corrélation entre pollution de l’air aux PM et létalité du virus aux États-Unis.

– cette pollution de l’air provient des élevages industriels actuellement encouragés par la Région ; or la coexistence de ces élevages de poulets et de porcs sont aussi des foyers potentiels à haut risques épidémiques grippaux, faisant l’objet d’une veille sanitaire permanente de la part de l’ANSES ; une véritable veille sanitaire devrait bénéficier à la santé publique plutôt que de cautionner des pratiques à risques !

– les mesures ZNT « pour renforcer la protection des riverains » vis-à-vis des épandages de pesticides, déjà scandaleusement contestables, sont « assouplies » dans leur application du fait même du contexte de la crise Covid-19, ce qui est un comble pour aggraver l’exposition aux facteurs de risques liés à la pollution de l’air d’origine agricole.

– qui plus est, un décret du gouvernement paru le 8 avril 2020 autorise les préfets des régions et départements de déroger aux normes réglementaires applicables dans sept domaines dont l’environnement et l’agriculture : il fait suite à une période expérimentale de deux années, jugée positive, ainsi étendue de façon pérenne à tout le territoire !

Alors que l’urgence sanitaire tend à être supplantée par une urgence socio-économique consécutive à ce blocage sociétal inédit, on voit bien que les chantres du « système d’avant » attendent le déconfinement pour qu’il reparte de pus « belle ».

Cette fois, nous avons tous un impérieux droit de regard à exercer sur cette transition sociétale, pour ne surtout pas remettre des pièces dans la mécanique infernale qui malmène la biodiversité – note assurance vie – mais pour instaurer de nouveaux paradigmes et des idées-forces telles que prévention dans tous les domaines, environnement préservé, économie relocalisée non plus au service d’une finance cupide et prédatrice mais redevenue un moyen au service du social. Sans quoi, le monde d’ « après » risque d’être pire que celui d’ « avant ».

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