Qui sommes-nous ?

L’association Réseau Cohérence regroupe principalement en Bretagne mais aussi au-delà, plus d’une centaine d’adhérents (associations, syndicats, entreprises, agriculteurs, particuliers). Depuis 1997, Cohérence, c’est à dire le cœur de ce réseau, développe des outils adaptés à la transversalité des problématiques (écologiques, économiques, sociales et solidaires). Ces outils s’appuient sur la démocratie participative et la coopération entre les acteurs de la société civile et les élus des territoires.

L’association Réseau Cohérence a signé la déclaration commune du Collectif pour une transition citoyenne et s’inscrit totalement dans ce mouvement vers un développement solidaire et durable.

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Le Réseau Cohérence montre une dynamique positive et mobilise les citoyens autour de nouveaux projets de territoires sur des valeurs de développement fait d’humanisme, d’écologie et d’une économie au service d’un mieux-vivre ensemble.

Cet engagement a été récompensé par deux trophées bretons du développement durable, pour l’ Agenda 21 des familles et du citoyen (2011) et pour l’action en faveur de l’élevage de porc sur paille (en 2014).

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30 avril à Ploufragan (22) : Invitation à l’Assemblée générale de Cohérence

copresidentwebMadame, Monsieur, Chers amis,

Nous vivons une crise aux multiples facettes. Elle déroute et inquiète une fraction croissante de nos citoyens et même … de nombreux militants de nos associations !

Ils sont aussi mais sans doute pas avec le même battage médiatique, témoins d’initiatives nombreuses et variées qui font entrevoir la possibilité d’une autre « voie ». La sortie du film « Demain »qui avec un bel enthousiasme recense sur la planète les initiatives nombreuses qui nous permettent d’envisager un autre monde y est sans doute pour quelque chose. Le volontarisme affiché par les « grands de ce monde » lors de la COP 21 salué par le concert médiatique ébranle même le scepticisme de militants tellement désireux d’y croire.

Il nous appartient à tous, comme nous y invite si bien Edgar Morin et les tenants du mouvement convivialiste, à explorer et construire la voie: Celle de la transition.

Cette transition se cherche, elle ne tombe pas « d’en haut » car il n’y a pas de solutions pré-établies et c’est à nous acteurs de terrain, à partir de nos actions locales, qu’il appartient de lui donner corps.

Cela nécessite, cependant, des lieux et des temps d’échange et de réflexion, de telle sorte que nous mutualisions les enseignements tirés de nos expériences, de nos réussites, de nos échecs …

C’est là, depuis sa fondation l’une des raisons d’être du réseau « Cohérence » et nous sommes donc fidèles à nos origines en organisant, à l’occasion de notre A.G annuelle qui aura lieu le samedi 30 Avril, une rencontre avec Raphaël Souchier.

Sociologue et ethnologue de formation Raphaël Soucier vit en Bretagne après avoir travaillé à l’international. Convaincu de la nécessité de s’appuyer sur des démarches endogènes, bien ancrées sur les territoires il est l’auteur d’un ouvrage de référence: « Made in Local ». Avec lui nous débattrons d’une autre forme d’économie que celle impulsée par les néo-libéraux et la finance hors-sol. D’une économie à « visage humain », créatrice d’emploi, qui prend appui sur les territoires de vie, dans le respect de leurs spécificités, de leur diversité et de la nature.

 

Les territoires, comme « Leviers de la transition», C’est une idée défendue avec constance, par Cohérence depuis sa fondation et nous comptons vraiment sur votre participation pour en débattre Le samedi 30 avril à Ploufragan.

Nous comptons vivement sur votre présence.

Carole Le Bechec                               Marc Pouvreau                      Jean-Claude Pierre

Co-Présidente                        Co-Président                          Porte-Parole

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Invitation AG 2016 VF

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Saint-Brieuc Formation Agenda 21: Accompagner un groupe de citoyens en transition.

IMG_2468Mai 2016 Pays de Saint-Brieuc FORMATION,INITIER ET ACCOMPAGNER SUR SON TERRITOIRE UN GROUPE DE CITOYENS EN TRANSITION

Comment encourager et inciter tout un chacun à modifier ses pratiques et ses comportements pour répondre aux enjeux du développement durable et solidaire ? Au delà de l’engagement individuel d’un foyer, il apparaît clairement que les démarches d’accompagnement collectives permettent d’accélérer et de conforter l’engagement des foyers. C’est pourquoi les associations Nature et Culture et le réseau Cohérence, avec le soutien du Conseil général du Finistère, se sont engagés depuis 2010 dans un projet visant à décliner la démarche d’Agenda 21 à l’échelle du citoyen ou d’un foyer.

Au vu des résultats positifs de cette expérimentation et souhaitant donner un essor plus important à cette démarche d’Agenda 21 du citoyen, Le réseau Cohérence, en partenariat le Collectif pour une transition citoyenne du Pays de Saint-Brieuc, proposent de former de nouveaux accompagnateurs de foyers.

Nous organisons une formation gratuite à Saint Brieuc (22) sur quatre soirées pour transmettre la méthodologie d’accompagnement des agendas 21 de citoyens. Les quatre soirées se dérouleront les 03,10, 17 et 24 mai 2016 de 19h à 22h.

Le contenu pédagogique de cette formation est basé sur les enseignements tirés de l’expérimentation conduite sur 18 mois auprès des foyers finistériens et du travail avec des universitaires sur la psychologie du changement

Sont concernés par la formation tous citoyens souhaitant animer un groupe impliquant d’autres citoyens/foyers autour du développement durable et sur un territoire délimité (quartier, commune, intercommunalité). La formation s’adresse également aux responsables et salariés souhaitant accueillir au sein de leur association une telle dynamique.

Vous trouverez ci-joint les grandes lignes de la formation.

Inscription obligatoire :

Réseau Cohérence contact@reseau-coherence.org – 02 97 84 98 18

www.agenda21ducitoyen.bzh

Présentation formation A21F Pays de Saint-Brieuc VF

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Le 24 septembre 2016, c’est la Journée de la transition !

transition-citoyenne-header-650x150Face à une crise systémique (climatique, économique, sociale, démocratique…) chaque jour plus profonde, un mouvement est en marche qui, partout, réinvente nos façons de produire, de consommer, d’échanger, d’habiter, de nous nourrir, de nous déplacer, d’éduquer nos enfants… des centaines de milliers de personnes construisent des alternatives au modèle actuel. Demain est déjà en marche. Il est maintenant de notre devoir de faire passer les alternatives à l’échelle de masse.

Nous, organisations citoyennes, qui œuvrons chacune dans notre domaine, à cette transition écologique sociale et humaine, croyons qu’il est enfin temps d’amplifier ce mouvement et de lui donner la puissance nécessaire à un profond changement de société. Comme beaucoup d’entre vous, nous avons envie de le consolider, de le rendre audible et crédible face au système dominant. Afin d’encourager cette dynamique, nous lançons
la troisième édition de la Journée de la transition, le 24 Septembre 2016 qui sera axée sur le passage à l’action.

Nous invitons les citoyens, les groupes locaux, membres de nos organisations et les nombreux collectifs locaux de la transition, à unir leurs forces, à rassembler leurs compétences, leurs ressources, partout sur les territoires pour rendre lisible leur engagement autour de ce temps fort. La concrétisation peut aller d’une simple journée porte ouverte dans un Jardin de Cocagne, en passant par l’initiative d’un projet d’énergie citoyenne, jusqu’à un grand rassemblement dans l’espace public où les associations et entreprises coopératives des environs présenteront leurs solutions alternatives et donnent la possibilité au citoyen de passer à l’action. L’enjeu ce jour-là est de s’efforcer à sortir de nos cercles de convaincus.

Le Collectif national et ses membres proposeront plusieurs thématiques à cette journée pour impulser des projets concrets sur les territoires qui s’inscriront dans la durée, au-delà du 24 septembre. Chaque thème sera soutenu par plusieurs membres du Collectif national dans son élaboration et son suivi.

Aujourd’hui, vous pouvez sans attendre, faire connaître votre intention d’organiser une Journée de la transition citoyenne chez vous :

 http://www.transitioncitoyenne.org/inscription-journee-de-la-transition-2016/

Plus que jamais nous croyons indispensable « d’être ce changement que nous voulons pour le monde », individuellement et collectivement : de préférer dans nos vies un retour à l’essentiel dans nos manières de consommer, de jouer coopératif, plutôt que compétitif, et de choisir l’empathie et la générosité à l’égoïsme.

N’attendons pas le changement. Prenons notre avenir en main, maintenant.

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26 avril : La Caravane des Transitions fait étape à Evran (22)

caravane

 

 

fait étape chez vous

Mardi 26 AVRIL 2016 à 20 h – Salle des Fêtes d’EVRAN (Sud de Dinan)

avec 5 projets concrets de transition alimentaire, énergétique, éducative.

  • Filière bois-énergie

  • Jardinage citoyen et alimentation

  • Energie renouvelable citoyenne

  • Mobilité douce

  • Agenda 21 du Citoyen

l’initiative du Réseau COHERENCE en partenariat avec EELV du PAYS de DINAN et le soutien de la mairie d’Evran, des associations : TARANIS, Liaisons Douces, Incroyables Comestibles, Amap De St Judoce……

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La charte de l’agriculture de Lorient agglomération

L’agglomération Lorientaise et la CCBO ont entrepris de redéfinir avec les professionnels de l’agriculture les bases d’une coopération et ont sollicité les représentants de la société civile pour apporter leur concours.

 

Lorient-agglo_Agriculture_01Cette révision de la charte intervient dans un contexte de crise agricole qui autorise à examiner tous les points de vue et à remettre en cause certains dogmes. Sollicité pour faire part de notre analyse de la situation, nous avons pris l’initiative de rédiger une note précisant nos propositions pour une agriculture au service des hommes. Les délais qui nous étaient imposés n’ont pas permis de faire partager ces propositions à l’ensemble des organisations qui ressortent du développement durable, toutefois plusieurs d’entre elles nous ont fait savoir qu’elles partageaient pleinement notre point de vue, en particulier le réseau des Amap.

Il convient de souligner que notre contribution a été complétée par une démarche inhabituelle organisée par les services de l’agglomération qui a invité le monde associatif à participer à des ateliers participatifs pour apporter leur contribution à la révision de cette charte , il nous reste à espérer que l’une de nos propositions qui vise à l’élargissement de la gouvernance entre en vigueur dés maintenant et se traduise par notre participation aux cotés des élus et des professionnels dans les instances de décision. Notre participation à une réunion informelle organisée par le conseil de développement du pays de Lorient sur l’agriculture nous autorise à formuler que les professionnels de l’agriculture y sont prêts.

Les objectifs de la Charte

La crise agricole structurelle que connaît notre région tant économique, écologique que sociale impose de réorienter l’agriculture vers un modèle soutenable et pérenne. Cette transition agricole et alimentaire doit se réaliser avec l’ensemble des composantes de la société locale (producteurs, élus et société civile) et s’articuler autour du bien commun avec les objectifs suivants :

– aider à l’installation de jeunes et de nouveaux agriculteurs, y compris dans la périphérie urbaine, plutôt que de laisser les exploitations existantes partir à l’agrandissement,

– encourager les formes d’agricultures innovantes, respectueuses de l’environnement et créatrices d’emplois durables et de qualité sur le territoire,

– favoriser les circuits courts et de proximité,

– promouvoir une éducation populaire sur les liens agriculture / alimentation / santé / emploi / environnement,

– préserver la biodiversité et la ressource en eau. A ce titre, nous demandons que la charte se positionne sur le refus des OGM dans les champs et dans les assiettes.

Les Actions prioritaires 

1) Passer de la charte de l’agriculture à un système alimentaire territorial (SAT)

Si la charte de l’agriculture doit être à nouveau interrogée pour redéfinir le bien commun qu’est notre système agricole local, il faut y adjoindre une stratégie et un plan d’action concret en faveur d’une agriculture et d’une alimentation engagées dans un développement durable de nos territoires. Passer des simples actes agricoles de production à une approche alimentaire, nous permettra de positionner nos actions à la fois en termes de marché (Pour qui produisons/rons-nous ?), mais aussi et surtout, permettra une démarche inclusive et une mobilisation plus importante d’acteurs locaux. 

Nous sommes tous des consommateurs et à ce titre, nous nous sentirons plus concernés par la question agricole.

2) Elargir la gouvernance

Actuellement le comité d’évaluation de la charte de l’agriculture est en très grande majorité composé d’élus et de représentants de la profession agricole. L’élargissement à la thématique alimentaire évoquée ci-dessus doit s’accompagner d’une augmentation de la diversité des acteurs avec une plus grande ouverture à la société civile et notamment aux associations de défense de l’environnement, de la santé et des alternatives agricoles et alimentaires. Nous établirons ainsi un espace de dialogue et de médiation entre la ville et la campagne autour du Bien commun.

L’élargissement de la gouvernance passe également par une coopération plus approfondie avec la CCBO

3) Maîtriser le foncier agricole pour favoriser l’installation et la transmission des exploitations

Le renouvellement des générations d’agriculteurs va provoquer un changement important dans les années à venir. Pour favoriser l’emploi et l’aménagement du territoire, il est nécessaire que la communauté d’agglomération, en collaboration avec les communes, se dote d’un outil de suivi et d’anticipation des transmissions des exploitations. Il nous parait indispensable qu’elle passe une convention avec la SAFER et que les communes de l’agglomération puissent bénéficier automatiquement des offres de terre sur le Pays de Lorient, et pouvoir ainsi préempter les terres, pour des projets d’installation, ou de confortation des fermes bios/durables déjà en place.

A partir de cette convention, Lorient Agglomération peut se doter d’une politique foncière régie par deux objectifs :

– la protection des terres agricoles et la maîtrise de l’étalement urbain,

– l’installation de nouveaux agriculteurs (s’inscrivant dans une agriculture respectueuse de l’environnement)

4) Développer et soutenir une agriculture locale de qualité, respectueuse de l’environnement et créatrice d’emplois

Les agriculteurs sont au coeur d’enjeux sociaux, économiques et environnementaux majeurs : production d’une alimentation de qualité, protection des espaces naturels, amélioration de la qualité de l’eau, lutte contre le réchauffement climatique et contribution aux enjeux énergétiques. L’agriculture doit aussi être reconnue comme une activité économique à part entière, participant pleinement à la création de richesses et d’emplois sur le territoire. Elle participe en particulier à l’équilibre des territoires ruraux, à la préservation des liens sociaux, de l’emploi et des paysages sur ces territoires.

5) Soutenir une consommation locale engagée et de qualité

 Nous demandons de favoriser et soutenir, l’accès en restauration collective à des produits issus de l’agriculture bio (cantines municipales à minima puisque ce sont les communes, et EPCI qui en ont la gouvernance).

Donner la priorité aux produits locaux doit également être soumis à un respect de démarches agricoles assurant un respect de l’environnement et des produits de qualité. Pour cela, la démarche d’engagement d’amélioration des pratiques des agriculteurs (voir plus haut) peut servir de référence et garantie.

Lorient Agglomération peut également envisager des commandes groupées, un accompagnement sur la rédaction des appels d’offre lorsque les communes sont en gestion concédée, des formations pour les cuisiniers, le financement d’interventions pédagogiques en établissements scolaires, s’appuyer sur des structures expertes en la matière et ayant développé de longue date des compétences dans ce domaine (ex: le travail fait depuis de nombreuses années sur ce thème par le Syndicat du Scorff avec le GAB 56).

6) Relier les politiques de protection de la ressource en eau et de développement agricole

A l’instar de ce qui se passe dans les villes allemandes de Munich et Augsbourg mais également en France et en Bretagne (communauté de communes du Pays fouesnantais, Rennes Métropole), nous proposons qu’un site pilote de protection de la ressource en eau à travers l’agriculture biologique, soit porté par la dynamique de la charte de l’agriculture. Il en existe déjà une vingtaine en France, reliés dans le réseau d’expérimentations et de capitalisation piloté par la FNAB.

7) Soutenir une agriculture à faible impact sur le climat

L’agriculture a un rôle considérable à jouer dans les enjeux autour du changement climatiques, que ce soit dans les pratiques agricoles elles-mêmes, mais aussi dans la contribution au développement de sources d’énergie renouvelable.

La filière bois énergie est peu développée auprès des agriculteurs locaux. Pourtant la ressource bois énergie est utilisée dans les chaufferies collectives. Il y a de nombreux intérêts à structurer cette filière : entretien du bocage, source de revenus pour les agriculteurs, pédagogie auprès des jeunes et de la population urbaine… Autres sources d’énergies renouvelables à étudier et développer si possible dans le mix énergétique : méthanisation (exemple du projet LIGER à Locminé pour le biogaz), l’éolien (exemple de la ferme de Quimerc’h à Bannalec développé avec AEZEO), le photovoltaïque (sur les toits des hangars).

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Ceser

La parole du réseau Cohérence au Ceser 

Carole Le Bechec représente Cohérence au Ceser. Elle invite tous les membres du réseau à communiquer leurs éventuelles informations, constats, préconisations à destination de la politique du Conseil régional. Lorsque ces sujets sont à l’ordre du jour des sessions elle peut les faire valoir dans ses interventions. Contact : carole.lebechec[a]free.fr

Lors de la session du Ceser du 14 mars 2016, l’assemblée a voté sur les avis relatifs au budget primitif de la Région Bretagne pour 2016. Le budget est un acte marquant pour le début de la mandature. C’est l’occasion pour moi d’informer les membres de Cohérence sur le travail que j’effectue au sein de cette assemblée. Je débuterai cette note par une synthèse du budget primitif soumis à l’avis du Ceser puis je présenterai le Ceser, son fonctionnement et le travail que j’y effectue. 

Budget primitif 2016

Un rapide coup d’œil au budget de la région permet de se faire une idée sur les marges de manœuvre restant au Conseil régional compte tenu de ses compétences obligatoires comme les lycées et la formation continue, les programmes déjà entamés (LGV, Numérique, Port de Brest) et de la baisse des dotations de l’Etat.

Le budget 2016 est de 1 293 600 000 € réparti comme suit :

 

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La glaz économie en bleu, vert, gris recouvre les secteurs de l’économie maritime, l’agriculture et ceux de l’économie de la connaissance (matière grise).

Dans ce budget, seules les grandes masses nous sont pour l’instant transmises. La répartition par programme n’est pas encore divulguée à l’intérieur de ses grands postes. 

  • La transition écologique ne représente qu’un faible pourcentage du budget ce qui rend d’autant plus nécessaire une « éco-conditionnalité » des aides. En clair, les subventions qui sont accordées sur d’autres lignes peuvent elles aussi être soumises en théorie à des conditions de « durabilité ». C’est le sens de mon intervention en session.

Conseiller Ceser, quezaco ?

Cohérence est représenté au Conseil Economique, Social et Environnemental de Bretagne. Comme dans chaque région française, l’institution régionale la Région est composée du Conseil Régional qui délibère sur « les affaires de la Région » et dont le Président exerce le pouvoir « exécutif » et du CESER placé auprès du Président du Conseil régional, qui est une assemblée consultative.

Depuis les lois de décentralisation et les dernières lois d’organisation des compétences des collectivités territoriales, la Région exerce principalement les compétences suivantes :

La formation initiale (lycées) et continue

Le développement économique

L’aménagement des territoires et les transports

La qualité de vie et la culture

La Bretagne s’est fixée d’autres lignes d’actions directrices, le numérique (Bretagne 2.0), la Mer, Europe et International, Egalité de la Région.

Les nouvelles lois MAPTAM ( et NOTRe renforce les leviers d’actions en matière d’environnement avec les chef de filât énergie, climat et biodiversité, la compétences planification des déchets, la possible délégation de compétence sur la coordination et l’animation de la politique de l’éau.

Le Ceser est composé d’acteurs du tissu économique, social et environnemental qui représentent tous les courants de la société civile, il émet des avis et réalise des études sur les questions d’intérêt régional. Ces saisines sont obligatoires sur les budgets, les plans, les schémas. D’autres saisines peuvent être à l’initiative du Président du Conseil régional ou prises à l’initiative du Ceser. Outre les avis émis, le Ceser produit des études fouillées, basées sur des auditions, de la documentation et la réflexion de ses membres. 

Les 119 membres du Ceser se repartissent en 4 collèges :

Collège 1 : entreprises et activité professionnelles non salariées (38 membres)

Collège 2 : Organisations syndicales de salariés représentatives au niveau régional (38 membres)

Collèges 3 : organismes et associations participant à la vie collective de la Région (38 membres)

Collèges 4 : personnalités qualifiées concourant au développement de la région (5 membres)

C’est le préfet de région qui désigne les membres du Ceser. Jean Claude Pierre notre porte parole a été membre du Ceser dans le Collège 4 par le passé. Armina Knibbe, ex présidente de Cohérence en était membre jusqu’en mars 2015 au sein du collège 3, depuis elle a souhaité passer la main.

Je suis affectée à la commission Qualité de vie, culture et solidarités dont les domaines de compétences sont : urbanisme et habitat, culture, exclusion-insertion, actions sanitaires, sociales et médico-sociales, sport et solidarité internationale. 

Les autres commissions du Ceser sont :

Développement économique et recherche

Formations, enseignement supérieur

Aménagement et développement des territoires, environnement

A ces commissions s’ajoutent une section Prospective et une section mer et littoral, un groupe de synthèse inter-commissions qui veille à « la cohérence » des expressions du Ceser avant leur passage devant l’assemblée et un groupe de correspondants Europe dont je fais partie.

Les avis sont écrits par des rapporteurs et rapporteurs généraux  désignés parmi les commissions concernées. Les avis sont ensuite votés en assemblée plénière et transmis au Conseil régional. Les rapports et études élaborés en commissions sont aussi soumis aux votes de l’assemblée plénière. Je suis co-rapportrice de l’étude « Qualité de vie dans les Espaces Publics » qui s’achèvera en juin 2016.

Les avis du Ceser sont donc transmis au Conseil régional, c’est une obligation légale mais rien n’oblige le Conseil régional à se conformer à l’avis exprimé. En outre, ces avis étant une émanation d’un « consensus » construit entre toutes les forces composant le Ceser, puisque devant être votés par l’ensemble des conseillers, ils sont donc «consensuels » ! 

Les associations environnementales ne représentent pas une grande force au sein de l’assemblée, avec 6 personnes sur les 119 conseillers. 

Il reste une façon d’exprimer directement ses positions en intervenant en session avant le vote des avis. Ces interventions sont ensuite consignées avec les avis relatifs aux documents et projets régionaux. Tout comme le faisait Armina Knibbe, j’interviens au nom de Cohérence, principalement sur la défense de l’agriculture durable et de la démocratie participative. Je soutiens très régulièrement les interventions des autres associations environnementales comme Eaux et Rivières de Bretagne et Bretagne Vivante.

La préparation des sessions du Ceser est un gros travail car les documents à lire sont volumineux et complexes. Les conseillers du Ceser les reçoivent une semaine avant la session. Chaque commission écrit les avis sur les politiques qui relèvent de son champ d’action. Nous ne découvrons qu’en session les autres avis. Le vote, je le rappelle est fait sur les avis et non sur les documents et projets du Conseil régional. 

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Et six mois sont passés !

Il est temps pour nous, services civiques, de laisser notre place à
d’autres !

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Anaïs / Gabrielle

Vous ne le saviez peut-être pas, mais l’association accueille depuis quelques années des jeunes entre 16 et 25 ans qui se portent volontaires. Ils ont un statut particulier entre le salarié et le bénévole. Ils sont là, à la fois pour apprendre, pour participer à une mission d’intérêt général qui leur tient à coeur et, souvent, pour approfondir leur projet professionnel.

 

ANAÏS avec qui vous avez pu travailler dans les Côtes-d’Armor était aux côtés de Jean-Bernard. Elle est dorénavant remplaçée par FANNY
GABRIELLE était à Lorient et travaillait avec Julian. Elle est remplacée par MAUDEZ


Maudez :

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Bonjour à tous !
Je suis le nouveau volontaire d’une mission de service civique à Cohérence. J’ai 23 ans, je viens du Trégor mais je vis aujourd’hui sur l’île de Groix où mes parents sont maraîchers biologiques et cultivent notamment du chou de Lorient. 
J’ai déjà un peu voyagé en Nouvelle-Zélande et je parle anglais. J’ai fait beaucoup de sport très jeune, surtout du kayak de rivière, et je suis un fondu de musique, de films et d’événements culturels en tous genres. 
Récemment licencié en géographie, aménagement du territoire spécialité environnement, j’ai pour ambition d’intégrer un master à la rentrée prochaine. J’espère, grâce à votre association, rendre mon projet d’étude et d’avenir un peu plus cohérent.

Mes actions porteront surtout sur la promotion et le bon fonctionnement du pôle Baromètre, de l’Agenda 21 et de la Démocratie Participative. Je souhaite aussi en apprendre un peu plus sur le milieu associatif et apporter quelques nouveautés à votre association à l’aide de mes acquis de géographe. J’ai notamment un projet de marché-infos-circuits-courts qui n’attend que d’être dépoussiéré !

Je suis heureux de mettre mes acquis et mes convictions en pratique à vos cotés ! À très bientôt ! 

Maudez


Anaïs :

« J’aurai beaucoup appris auprès des membres de l’équipe de Cohérence,
des éleveurs du collectif, des nombreuses rencontres qui auront
ponctué ce volontariat. Mes missions auront été variées allant de la
création d’outils de communication, à la rédaction d’appel à projets,
en passant par la réalisation d’une enquête sur les pratiques
culturales et d’élevage. Cette dernière mission aura été prenante et
très enrichissante, de beaux échanges ont eu lieu. J’ai adoré
sillonner la Bretagne pour visiter les différentes fermes du collectif
d’éleveurs en porcs sur paille. Je suis heureuse d’avoir participé à
cette belle aventure.

Bonne continuation à tous ! »

Gabrielle :

« Même si six mois passent vite, je suis vraiment contente de toutes les missions auxquelles j’ai pu participer. À présent, j’ai l’impression de me connaitre un peu mieux, de savoir ce que je sais / aime faire ou non. L’animation pour l’Agenda 21 du collégien et du citoyen, la rédaction pour les dossiers de presse, courriers et réponses aux appels à projet, la politique, la communication… tout ça ! J’espère avoir réussi à apporter mon aide pour ces missions.

J’ai eu la chance de voir de nouveaux projets de Cohérence : le Baromètre des EPCI, l’Agenda 21 de poche, celui du collégien et les prémices d’un projet-habitat. Je leur souhaite un bel avenir. J’ai réalisé une enquête sur les groupes Agenda 21 du citoyen, vous pourrez la lire bientôt, les informations collectées vous seront peut-être utiles pour la suite. Merci à tous ! »

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Défis pédagogiques …

           DSC_0133 Comment faire comprendre que la Terre, notre « maison commune », n’est pas seulement une structure matérielle, un simple immeuble, une simple habitation dont on peut modifier l’ordonnancement au gré des besoins ou des fantaisies …

Comment faire comprendre qu’elle est toute autre chose qu’une « carrière » que l’on peut exploiter à sa guise en y pratiquant comme c’est devenu la norme une « économie de rapine » sans souci des lendemains …

Comment faire comprendre qu’elle est un organisme vivant. Un organisme à part entière, dont nous ne sommes que l’une des composantes, qu’elle obéit à des lois d’une infinie complexité et que tout s’y tient de manière dynamique. Comment montrer que dans ce fragile espace de vie le sort de l’homme et celui de la nature sont intimement liés, que toute altération du vivant et des subtils processus d’interactions qui le régissent retentissent aussi sur l’humanité …

Comment encore, dans le contexte néo-libéral actuel, contrebattre les arguments sans cesse mis en avant pour justifier et modifier la « croissance » un concept élevé au rang de dogme et présenté comme le seul antidote au chômage …

Comment encore faire comprendre que le « principe de précaution » aujourd’hui attaqué de toute part, découle du « principe de responsabilité » qui est une avancée majeure dans l’histoire de l’Humanité. Comment montrer que sa remise en cause ouvre la porte à une alliance sans précédent entre le « veau-d’or » et la techno-science et que cette alliance se retournera, inéluctablement, contre le « bien commun » de l’humanité.

C’est à des défis de cet ordre que nous sommes de plus en plus confrontés et il va falloir que nous resserrions les liens afin de faire oeuvre éducative pour contribuer à reformuler le concept même de « Bien Commun de l’Humanité » et pour donner à la Transition que nous appelons de tous nos vœux les fondements éthiques, moraux et même spirituels, qui s’avèrent nécessaires.

Continuons à agir au quotidien pour bien montrer qu’il y a des alternatives à la « ferme des mille vaches », au fameux EPR de Flamanville, à l’aéroport de Notre Dame des Landes et à l’usage inconsidéré des pesticides mais soyons prêts aussi à coopérer avec les mouvements culturels et sociaux qui tentent de refonder la politique en rappelant que la priorité de l’Homme passe aussi par le respect de la Terre …

Des thèmes que nous serons sans doute amenés à évoquer lors de notre prochaine A.G

Jean-Claude Pierre

Porte parole de Cohérence

Livres :

  • le Bien Commun de l’Humanité de François HOUTARD, Couleur Livres, 2013
  • Au nom de l’Humanité de Riccardo PETRELLLA, Couleur Livres 2015
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Ensemble pour une restauration scolaire sans OGM

pastille_def_2009_05_20Dès sa création, en 1998, le Réseau Cohérence s’est prononcé pour une Bretagne sans OGM. Dans notre grande région Ouest, le problème se situe essentiellement au niveau du soja, importé massivement pour l’alimentation du bétail, du fait de notre dépendance en protéines.

 La Région Bretagne est responsable de la construction, de la rénovation, de l’équipement et du fonctionnement des lycées avec, entre autres, la gestion des personnels non-enseignants de ces établissements. Elle définit et met en œuvre les politiques régionales d’apprentissage et de formation professionnelle des jeunes et des adultes tout en accompagnant les lycéens vers la citoyenneté avec le dispositif « Karta Bretagne ».

Il était donc naturel pour la Région Bretagne de mettre en cohérence son positionnement pour une Bretagne sans OGM et ses actions dans le domaine de la formation pour évaluer le marché de la commande publique et en faire un levier d’accompagnement des fournisseurs bretons vers des filières sans OGM.

Ainsi dans le cadre d’une coopération Région Bretagne –  Cohérence, nous avons rendu une étude en mars 2014 avec les conclusions principales  suivantes :

L’étude a révélé une grande homogénéité des procédures d’achat entre les 7 groupements de commandes interrogés et une couverture importante d’établissements dans le secteur public puisque non seulement les groupements de commandes rassemblent tous les lycées publics de Bretagne (généraux, techniques, professionnels et agricoles) mais également tous les collèges publics de Bretagne, des restaurants communaux, des maisons de retraites, des établissements supérieurs, etc.

Les besoins en produits animaux ou issus d’animaux exprimés par les établissements sont également très homogènes puisque il s’agit systématiquement de produits découpés en pièces prêts à consommer ou à cuisiner. Les produits laitiers sont, pour une part importante, frais et produits en France. Les viandes représentent une part plus importante de produits surgelés provenant alors systématiquement de l’Union Européenne voire d’importations plus lointaines. Néanmoins les viandes consommées proviennent majoritairement de France hormis pour le veau et l’agneau. Les fournisseurs des 7 groupements de commandes sont moins d’une cinquantaine, majoritairement des grossistes qui répondent de manière régulière à tous les marchés émis. Leurs sièges se situent majoritairement dans l’Ouest de la France (Bretagne et Pays de La Loire).

Concernant, les produits sous signes de qualités, ils sont peu présents même si plusieurs groupements de commandes favorisent l’introduction de produits biologiques locaux par la mise en place de lots spécifiques bio dans leurs marchés.

La rencontre des groupements de commandes a permis également de confirmer le souhait des coordonnateurs de groupements d’exclure les OGM et les produits animaux issus de filière OGM de leurs marchés.

Depuis, l’étude a débouché sur un accompagnement des responsables de groupement d’achat, l’homogénéisation et et la mutualisation des conditions d’exclusions des OGM dans les procédures d’appels d’offres.

Parallèlement, une information spécifique de cette démarche à l’intention des fournisseurs identifiés par l’étude a été réalisé pour qu’ils puissent s’engager sur des filières sans OGM.

Etude sur une RC sans OGM 2014 MAJ 2015 VF Etude sur une RC sans OGM 2014 MAJ 2015 VF

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COP 21 : un jalon dans l’histoire !

COP21

Comme l’on pouvait s’y attendre, la COP 21 s’est achevée sur un bilan qui suscite des réactions contrastées.

Si une majorité s’accorde pour reconnaître que ce fût une réussite diplomatique, les avis divergent quand il s’agit de savoir si le consensus sur lequel elle s’est conclue va contribuer à impulser des politiques à la hauteur des enjeux ou, au contraire, si l’égoïsme des nations et les stratégies des puissants lobbies énergétiques vont encore l’emporter sur les intérêts supérieurs de l’humanité.

Une chose, par contre, est certaine : cette conférence a suscité une attention sans aucune commune mesure avec toutes celles qui l’ont précédée et nous avons de bonnes raisons de penser qu’elle restera dans l’histoire comme un jalon dans le lent processus d’éveil d’une conscience écologique planétaire.

Jamais, depuis le premier sommet de ce genre organisé par l’O.N.U à Stockholm en 1972, les préoccupations des opinions publiques, ne se seront autant exprimées. Ce fut vrai sur tous les continents et c’est évidemment là une bonne nouvelle, car, comment imaginer que l’on puisse sauvegarder la « maison commune », sans l’accord et l’étroite coopération de tous ceux qui l’habitent ?

Cette évolution, on la doit bien sûr à la communauté scientifique internationale, aux hommes politiques les plus lucides, aux médias encore libres mais on la doit aussi à la mobilisation de multiples associations et réseaux communautaires. Des plus modestes structures locales aux grandes O.N.G ayant « pignon sur rue », elles se sont fortement impliquées pour contrebattre l’indifférence, la résignation et les dénis qui perdurent mais aussi – car on ne gagnera pas en exacerbant les peurs – pour donner, preuves à l’appui, de l’espoir en la transition qui se cherche…

Sans elles, le précepte « penser global, agir local » 1 que l’on doit à Jacques Ellul, n’a aucune chance d’être mis en œuvre alors qu’il révèle un peu plus chaque jour sa pertinence.

Ce sont là des considérations qu’il nous faut avoir bien présentes à l’esprit si nous tenons à contrer l’idée selon laquelle, comme d’aucuns cherchent à le faire croire, les démocraties vont vraiment s’avérer trop faibles pour faire face aux défis du futur !

À chacun d’imaginer de quelle régression nous serions les témoins – et surtout les victimes – si une telle hypothèse venait à se confirmer…

C’est donc à tous les hommes et à toutes les femmes conscients de leurs devoirs d’apporter leur contribution au renforcement des associations sensibles à ces questions de telle sorte qu’elles puissent poursuivre et amplifier leurs missions. Des missions qui relèvent de formes d’éducation populaire adaptées aux problématiques du XXIe siècle du fait, en particulier, des difficultés que pose la bonne maîtrise de toutes les avancées de la techno-science…

Tel le « levain dans la pâte », elles pourront alors, encore et encore, faire progresser cette conscience écologique planétaire dont nous percevons un peu plus chaque jour la nécessité. Elle s’avère, en effet, indispensable pour fonder une civilisation plus fraternelle et qui saura même étendre son sens de la solidarité… à l’ensemble du vivant.

Jean-Claude Pierre

Responsable associatif

1 formule reprise par René Dubos lors du premier sommet sur l’environnement en 1972.

 

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