La Transition Écologique : Marier Réalisme et Utopie

Marc Pouvreau et Carole Lebechec

Les appels à changer de modèle se multiplient, les retentissants claquements de porte ébranlent l’opinion. A cet égard si la démission de N. Hulot a frappé les esprits on ne peut s’empêcher de penser qu’il lui aura fallu bien des années pour en arriver là . Il n’empêche la remise en cause du capitalisme fait son chemin , les itinéraires pour y parvenir sont incertains et sans doute multiples.

Le Monde diplomatique d’octobre publie un extrait d’un livre du Philosophe Frédéric Lordon intitulé Et la ZAD sauvera le monde…à paraître prochainement qui résonne singulièrement avec notre débat d’assemblée générale et je souhaite vous en faire profiter.

Constatant non sans regret que « le Capitalisme nous tient. « Ne pas vouloir ou pouvoir, la vie plus simple plus dure, plus fruste c’est dans nos corps. ». Et après avoir évoqué l’impossible solution du Communisme disqualifiée pour cause du grave dévoiement, présent dans toutes les mémoires, même si l’urgence de la situation appelle une réponse rapide et que la généralisation qu’il implique est à la hauteur macroéconomique du problème posé. Il remarque que le «renversement de masse est souterrainement préparé par une série de décrochages individuels», toutefois la somme de solutions microscopiques ne fait pas une solution globale, la ZAD même si elle peut faire écho, démultiplier les prises de conscience et faire tache d’huile ne résout pas pas la question du lien politique. « On ne fait pas une formation sociale (à fortiori politique) avec juste un recouvrement de ZAD ou de communes.  Il y faut quelque chose de plus qui transforme le recouvrement en une sorte de totalité ».

Ce constat pourrait bloquer notre élan Il nous appelle au contraire à creuser la question de la division du travail ,un problème collectif générateur de profits qu’il convient de réorienter pour assurer une optimisation du partage des richesses sans sous-estimer la nécessaire question des « places »dans ce nouveau partage. «Si le lyrisme des cabanes ne suffit pas » et qu’il faut avoir en tête la nécessaire restructuration des rapports sociaux qui régissent encore la société pour les mettre au service du plus grand nombre.

Dans les dynamiques passionnelles du nombre tout est bon à prendre, y compris les expériences locales. Elles contribuent par leur  foisonnement à l’entretien d’une dynamique qui  contribue à la « Bascule »  à la rupture nécessaire pour « sauver la planète.

Marc Pouvreau – Co Président du Réseau Cohérence

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