Forum des coopérations : merci et RDV pour la prochaine édition !

Accueil le matin des participants

Nous étions 40 réunis le samedi 11 juin 2022 au matin pour échanger sur l’engagement et les transitions : acteurs du Pays de Lorient, de Morlaix, de Pontivy et de Quimper, une belle rencontre avec des échanges inspirants.

L’objectif était de travailler et réfléchir ensemble aux conditions de l’engagement :

Comment dépasser le cercle des convaincu-es ?

Comment est-ce que l’engagement a évolué ces dernières années avec la crise du COVID mais également les nouvelles formes de mobilisations (réseaux sociaux, mouvements pour le climat, gilets jaunes…) ?

Qu’est-ce qui motive et pousse à s’engager pour une cause ?

Nous avons eu le plaisir d’interviewer Patricia Loncle (sociologue et spécialiste de l’engagement, notamment des jeunes) avant le Forum afin qu’elle nous donne des pistes de réflexion sur la question de l’engagement.

Quelques réflexions générales

La question posée « Comment donner envie de s’engager dans les transitions » pose d’emblée deux sujets : d’une part la question de l’engagement en général (ce qui motive ou peut freiner l’engagement) et d’autre part la question particulière des transitions (écologiques, sociales, démocratiques). Les crises que l’on traverse, qui sont de plus en plus grave (économiques, écologiques, sanitaires) et qui vont s’aggraver nous invitent à mettre en place dès maintenant des dynamiques et formes de solidarité à un niveau très local. La proximité géographique et la nécessité de s’ancrer sur un territoire est un sujet qui est revenu tout au long de la matinée ainsi que la question de l’accueil. Accueillir l’autre dans sa différence, ne pas tenter de convaincre mais faire preuve de compréhension, d’humilité et de pédagogie.

Pour aller un peu plus loin, plusieurs éléments semblent essentiels pour créer les conditions de l’engagement (en général) et plus particulièrement dans les transitions :

Ce qui freine l’engagement (et notamment dans les transitions)

En premier lieu il y a des facteurs sociologiques qui peuvent expliquer les difficultés à l’engagement (cf l’interview de Patricia Loncle) mais également d’autres éléments sur lesquels les associations ou collectifs peuvent agir directement :

  • Sentiment d’impuissance : la difficulté de lutter contre une société capitaliste et carbonée (« David contre Goliath »), avoir le sentiment que l’action individuelle ou collective à petite échelle est inutile, …
  • Le manque d’énergie et de temps disponible (en lien avec la société capitaliste dans laquelle nous luttons)
  • La difficulté de changer les habitudes : convaincre ne marche pas, le jugement moral repousse, les biais cognitifs empêchent la remise en question…
Quelques réflexions des participants sur la notion d’engagement
Groupe de travail

Créer des espaces (au sens large du terme) inclusifs :

  • Des espaces physiques adapté-es (tiers-lieux, espaces associatifs…) ouverts à toutes et tous en terme d’horaires, d’accessibilité, de propositions d’activités, de possibilité d’implication…
  • Ce qui amène à l’ouverture dans la gouvernance : le RESAM a témoigné de leur expérience de transformation d’une gouvernance d’une association « classique » à une gouvernance horizontale basée sur la sociocratie (avec notamment une organisation par cercle) afin de correspondre aussi aux valeurs portées notamment par les jeunes qui s’engagent aujourd’hui et qui se sont investi-es ces dernières années au sein de la structure.
  • Rendre accessible l’information : utiliser les outils de communication pour faire connaître ce qui existe, rendre visible ce qui se fait et expliciter comment s’impliquer.
  • Prendre soin pour amener de la disponibilité

Faire vivre plutôt que d’essayer de convaincre

  • Expérimenter et faire vivre des expériences immersives permet de toucher par le sensible et le concret plutôt que de passer par le discours : on change en apprenant à faire autrement
  • Faire de l’éducation populaire : ne pas séparer l’action et l’analyse, développer des dynamiques collectives et des pratiques d’autogestion…

Se baser sur l’universel

  • Partir de l’intérêt général, des communs et mettre en commun le plus possible (matériel,…)
  • Créer de la joie par la convivialité : inciter par le plaisir de faire, inviter par le plaisir de se retrouver.
Echanges entre les groupes de travail

Vous pouvez trouver un compte-rendu plus précis des échanges par ici.

Plusieurs articles seront publiés dans la suite du Forum sur le sujet de l’engagement dans les semaines et mois à venir, si vous souhaitez y contribuer, faites-le nous savoir par là :)

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