Autonomie alimentaire locale, prévention, s’engager pour un choix d’avenir !


En cette fin de journée de mars 2020, un hérisson un peu perdu, comme nous aujourd’hui !

Suite à cette catastrophe sanitaire qui nous étreint, se concentrer sur la question de nos choix alimentaires mérite toute attention pour ancrer une prévention qualitative, un des piliers de la santé.

Entrer dans une réelle prévention c’est participer activement au changement radical de l’ensemble de notre système alimentaire avec un autre modèle économique à mettre en œuvre, individuellement et collectivement.C’est créer d’autres métiers et emplois plus respectueux de chacun dans la chaine alimentaire du local au global.

En ces temps de confinement, de travail, de travail forcé, rien n’est simple. Nous traversons une immense épreuve dans une grande impréparation générale, avec ces souffrances ultimes, ces drames professionnels, ces deuils impensables.

Alors je me mets à penser prévention face à d’autres risques sanitaires, mais aussi pour l’urgence climatique et la justice sociale.

Observer sa manière de se nourrir, situer sa dépendance « au marché », faire des choix cohérents c’est diminuer les risques d’une prochaine pandémie et ses drames, c’est avancer pour le Vivant, c’est régénérer la biodiversité.

Tout le corps médical s’accorde à dire qu’une alimentation saine est un des piliers de la prévention. Nous ajoutons la nécessité d’une qualité de l’air, de l’eau, de l’environnement, du climat et bien sûr des liens sociaux.

COMMENT : des pistes ici très rapidement posées.

1 – Créer sur les communes et communauté de communes de l‘intelligence collective pour construire ce changement et entrer dans une capacité de grande autonomie et sécurité alimentaire saine, locale, avec de nouveaux emplois respectueux du Vivant et justement rémunérés.

2 – Construire ce qui est possible localement tout en exigeant que la question alimentaire dépende d’un ministère de la qualité de la santé, de l’alimentation, des écosystèmes vivants.

Ne plus servir par nos achats une agro-industrie mondialisée, spéculative, qui participe à la chute de la biodiversité, à la pollution de l’air…etc.

3 – S’engager résolument pour un lien de plus en plus profond au Vivant, à son respect. C’est aussi participer activement à une logique économique qui protège le Vivant dont nous sommes.Alors chiche ! Exigeons l’abandon de toute spéculation en bourse sur les produits alimentaires dans l’espace Européen.

Investir de son temps ou de son argent dans une production biologique des fruits et légumes qui irrigue chaque territoire, dans des formes économiques non reliés à la spéculation. Savoir revitaliser les monnaies locales comme support d’échanges.

4 – Soutenir les démarches de Droit pour le Vivant, plaider pour un Droit du Vivant et de la Nature reconnu par l’ONU, toutes les instances Internationales et les Etats.

5 – La question alimentaire devrait entrer dans le giron d’une politique économique locale et participative avec une coordination sous forme de service public. Participer à la création d’une coordination locale de service public pour le développement d’une agriculture paysanne, locale, respectueuse de la biodiversité, de l’air, de l’eau, du climat et des semences paysannes. C’est faire plus que les PAT (Plan Alimentaire Local). Bref c’est prendre soin du Vivant qui nous nourrit !

7 -Après les Amaps, les Jardins de Cocagne, les Jardins Partagés, … « la coopérative nourricière » est une forme très intéressante. https://www.lesjardinsnourriciers.com/. Les jardins nourriciers ont comme objet de « relancer une agriculture vivrière sur le territoire ». S’ajoute « la valeur de partage et de mutualisation qui est centrale ». Cette forme permet aux coopérateurs bénévoles de participer avec les salariés à la mise en place d’un jalon important dans l’autonomie alimentaire locale. Cette forme coopérative rappelle la coopérative d’achat comme la Louve à Paris.

Faire en sorte que des entités économiques différentes, complémentaires, non spéculatives, locales et pérennes, permettent à chacun de trouver sa voie et sa participation dans la culture de produits frais de saison et dans un nouveau paradigme du système alimentaire du champ à l’assiette. Cette fois plein de vraie vitalité.

8 – Dès aujourd’hui, n’hésitez pas à vous formez à la culture potagère sur balcon, à la permaculture, chez des amis, dans des lieux ouverts au public ..etc., les liens internet et les Mooc initient. Reliez-vous au monde des jardiniers, des paysans en bio, des semences paysannes, de la biodiversité, de la permaculture, bref aux artisans du Vivant  !! …

9 – Très bonne nouvelle en participant à la volonté partagée de changer notre système alimentaire dans le respect du Vivant, nous réduirons sérieusement notre bilan carbone individuel et collectif ! Une belle étape en vue.

Armina Knibbe

Cohérence – 6 avril 2020.

plus :

https://reporterre.net/Quand-une-cooperative-ouvriere-relance-la-culture-locale-du-tilleul
https://aoc.media/opinion/2020/03/29/imaginer-les-gestes-barrieres-contre-le-retour-a-la-production-davant-crise/
https://reporterre.net/Sans-transition-alimentaire-pas-de-transition-ecologique
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https://reporterre.net/La-solidarite-avec-les-paysans-socle-de-l-autonomie-alimentaire-de-demain


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